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Ce soir à la télé, « Parasite », LE film de l’année 2019 signé Bong Joon-ho. Retrouvez également les critiques de Dominique Deprêtre.
Journaliste Temps de lecture: 3 min

LE film de l’année 2019, et ce à tous les niveaux, pour ce « Parasite » contant l’ascension criminelle d’une famille des bas-fonds de Séoul ayant infiltré une autre, richissime celle-là, en trustant « step by step » tous les postes clés domestiques avant substitution à coups de meurtres… En fait précisément de véritable ascension, tout a commencé au Festival de Cannes, où cette production coréenne a décroché la Palme d’Or, à l’unanimité du jury, présidé par Alejandro González Iñárritu, l’auteur mexicain des « Amores perros », « 21 grammes », « Birdman » et autre « Revenant ». Puis viennent les Golden Globes où le titre enlève la statuette du meilleur film en langue étrangère, les BAFTA avec la même récompense en plus de celle du meilleur scénario original, les Oscars dans quatre catégories (celles combinées du meilleur film et du meilleur film international, du meilleur scénario original et du meilleur réalisateur), et enfin le César du meilleur film étranger.

Malgré les effets réducteurs de la pandémie, « Parasite » frôle les deux millions de spectateurs en France et les 300 millions de dollars en recettes mondiales. Éloquent. Il est vrai qu’avec un script démarrant en comédie de mœurs pour s’achever en thriller quasi horrifique, l’ouvrage louvoie dans une sorte d’originalité totale au style faussement épuré. Tout ce qui est « à la mode ». Pour le reste, il s’agit de l’œuvre la plus aboutie – à ce jour du moins – de Bong Joon Ho, un auteur déjà bien connu des cinéphiles et même d’un certain grand public, avec un « Snowpiercer, le Transperceneige » qui, en 2013, avait largement dépassé le cadre de la Corée du Sud, basé sur une bédé française, et animé par une distribution internationale embarquant dans son train fou les Chris Evans, Ed Harris, Jamie Bell, le regretté John Hurt, Tilda Swinton et Octavia Spencer. Tourné au Tyrol et en République tchèque et coproduit par la Weinstein Company, le film triomphe en Asie, mais aussi en France, après avoir réalisé la clôture du festival de Deauville. Sorte de digne successeur « science-fictif » de « L’express du Colonel Von Ryan », « Snowpiercer » valut plusieurs Awards au directeur artistique Ondrej Nekvasil et… à la Swinton. Laquelle réintégrera le casting du suivant « Okja » en compagnie de Paul Dano et Jake Gyllenhaal, et aussi présent à Cannes puis dans le catalogue Netflix. Notons encore que Bong Joon Ho a lui-même tenu à assurer la déclinaison télé de son « Snowpiercer » en une quarantaine d’épisodes de 51 minutes, répartis entre 2021 et 2024, avec une distribution US incluant Jennifer Connely, qui fut jadis la jeune Deborah du formidable « Il était une fois en Amérique » de Sergio Leone.

« Parasite », 20h35, La Trois, quatre étoiles.

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