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Les fleurs dans l’Histoire : Jeanne, l’herbière de l’ombre

Découverte en 2012, la Solanum baretiae a été nommée en l’honneur d’une Française née… 272 ans auparavant. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Louise Depuydt
Temps de lecture: 3 min

En 2012, dans la Cordillère des Andes, un botaniste américain du nom d’Eric Tepe met la main sur une solanacée encore inconnue ; une petite fleur grimpante violette avec une touche de jaune. Il nomme sa découverte « Solanum baretiae » en l’honneur d’une Française née… 272 ans auparavant. Quelle mouche a piqué cet Américain pour rendre un tel hommage – fort tardif qui plus est – à une dame appartenant à une tout autre époque que la sienne ? Il faut peut-être y voir là un pied de nez à l’Histoire.

Tout commence en 1766, dans le port de Brest. L’expédition de Louis-Antoine de Bougainville, officier de marine et explorateur français, s’apprête à mettre les voiles. « La Boudeuse », frégate de 12, ancien navire de guerre, et « L’Étoile » sont fin prêtes pour un tour du monde, le premier officiel de la marine française. À son bord ont embarqué des naturalistes, botanistes, ingénieurs, astronomes et aventuriers. Un équipage cent pour cent masculin puisque la marine est formelle : une ordonnance royale interdit les femmes sur les vaisseaux du Souverain.

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