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La Belgique de l’entre-deux-guerres : on dévalue le franc belge

Dévaluation. La mesure allait-elle nous conduire au bonheur ou aux abîmes ? Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Pierre Stéphany
Temps de lecture: 2 min

Un des points essentiels du programme Van Zeeland était la dévaluation du franc. Depuis lors, pour les Belges d’un certain âge – et même ceux qui, encore enfants, entendaient à la veillée les parents et les amis parler avec passion de ce qui se produisait à Bruxelles – le mot « dévaluation » rend un accent particulier où il y a à la fois du conte de fées et de la catastrophe.

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Dans un premier temps, en tout cas, la dévaluation eut des effets euphoriques. La mesure amputa le franc belge de 28 pourcents de sa valeur. Les petits rentiers en firent les frais, mais elle ramena au pays les milliards baladeurs et donna à l’économie en état de léthargie un coup de fouet spectaculaire. Le budget de 1936 fut présenté en équilibre et le nombre des journées de travail perdues pour cause de chômage diminua, en quelques mois, de plus de la moitié. La panique de mars se résorba, la méfiance des bourgeois s’estompa, la position du pays se renforça de façon remarquable.

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