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Programme télé de ce vendredi 5 juin : notre sélection

Ce soir à la télé, un nouvel épisode de « Vizorek raconte » qui sera consacré à Goethals. Retrouvez également les critiques de Dominique Deprêtre.
Par D.D.
Temps de lecture: 3 min

Raymond Goethals aurait aujourd’hui… plus de 100 ans, et même presque 105 puis qu’il est né un 7 octobre 1921 à Forest.

C’est au Daring de Molenbeek que le jeune gardien de but va officier avant de passer au Racing de Bruxelles… ucclois, et ensuite au RSC Anderlecht, où on va le retrouver comme entraîneur, quelques décennies plus tard. Le jeune passionné de foot que j’étais au début des années 70 a gardé le souvenir de l’injuste élimination de la Coupe du Monde mexicaine de 1970, après avoir éliminé de concert l’Italie et l’Espagne ! Une défaite face à la formation organisatrice. En matière de scandale, il y aura pire quatre ans plus tard en Allemagne, où les « Diables » ne se qualifieront pas, alors qu’ils avaient tenu tête à la « dream team » voisine des Pays-Bas, celle des Cruyff, Hulshoff, van Hanegem, Neeskens, Suurbier et… Rensenbrink, alors fer de lance du Sporting Anderlecht. Lors du dernier match « away », l’équipe belge réussit à marquer sur corner par Jan Verheyen, mais le but fut annulé par l’arbitre soviétique pour hors-jeu de position, au grand soulagement de l’UEFA.

La suite de sa carrière va se dérouler à Anderlecht, où il est chaudement accueilli par Constant Vandenstock, son prédécesseur national. Suivront le sacre de 1978 au Parc des Princes face à Hambourg (4-0) et une deuxième Supercoupe. La suite ? Des hauts et des bas jusqu’à son arrivée à Marseille où il échoue en finale en 1991 avant de triompher deux ans plus tard face au même Milan AC, ce qui lui vaut les surnoms de « Raymond-la-Science » (en référence à… Jacques Brel dans « La bande à Bonnot ») et « le sorcier belge ». Au Standard, préalablement, « Raymundo » perdit la finale de la Coupe des Coupes dans le Camp Nou du FC Barcelone avec la… malédiction de l’arbitre allemand Eischweiler acquis à la totale cause catalane. À cette époque bénie pour les « Rouches », chaque conférence de presse de Raymundo était un régal, surtout pour les jeunes rédacteurs sportifs dont j’avais le plaisir de faire partie. L’une d’elles a donné lieu à une radiographie du jeune Bavarois Lothar Matthäus, trop souvent réserviste à ses yeux, et qu’il rêvait d’attirer à Sclessin dont Roger Petit tenait les cordons de la bourse. Suite à un entretien avec notre confrère Jean-Louis Donnay, il lâcha un « Je me demande kâââ même ce qu’il a voulu dire avec cet Hargapon-là ». Toutes les stars de l’OM ont vu leurs noms ainsi massacrés en règle. « C’est comme ça qu’il se faisait respecter », précisera Bernard Tapie en hommage à « son » coach lors de son décès en 2004 à 83 ans, après une dernière clope au bec.

« Vizorek raconte Goethals : J’ai 100 ans fieu ! », 22h40, La Une.

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