Mette-Marit greffée : sa fille prête à prendre le relais

Quelques jours à peine après avoir révélé que la princesse héritière Mette-Marit avait été inscrite sur une liste d’attente pour une transplantation pulmonaire, la Cour royale de Norvège a annoncé que l’épouse du prince héritier Haakon avait déjà subi l’intervention avec succès. Une rapidité qui a suscité de nombreuses interrogations dans le royaume. Atteinte depuis plusieurs années d’une fibrose pulmonaire chronique, la princesse de 52 ans voyait son état de santé se dégrader. L’opération, réalisée dans un hôpital d’Oslo, s’est déroulée avec succès et les premières nouvelles se veulent rassurantes. Elle devra maintenant suivre une longue période de rééducation. Face aux questions soulevées par la rapidité avec laquelle un organe compatible a été trouvé, les spécialistes rappellent que le système de transplantation ne fonctionne pas selon une logique de file d’attente classique. « Lorsque la princesse héritière a été inscrite, il y avait, à notre connaissance, une dizaine de personnes sur liste d’attente », a expliqué Alexander Sekowski, représentant de la Fondation norvégienne pour le don d’organes, à la chaîne publique NRK. « Les délais varient énormément. Dans certains cas, un organe se libère alors que le patient est encore en train de passer les examens préliminaires à son inscription. Cela peut arriver à tout moment. »
Cette intervention a eu lieu au lendemain de l’annonce du verdict du procès de Marius Borg Høiby, le fils aîné de Mette-Marit. Condamné à quatre ans de prison pour des faits de viol, le jeune homme de 29 ans avait essuyé plusieurs refus de sortie temporaire de la part de la Justice, afin de rendre visite à sa mère avant son opération. Selon plusieurs médias norvégiens, il aurait finalement pu la voir après la transplantation. Transféré récemment dans un autre établissement pénitentiaire situé à proximité de l’hôpital, il aurait été conduit discrètement sous escorte policière par une entrée secondaire afin d’éviter les photographes.
Alors que la famille royale tente de traverser cette crise, une décision majeure vient d’être prise à Oslo. Le Parlement norvégien a modifié la Constitution afin d’autoriser officiellement la princesse Ingrid Alexandra à assurer la régence en cas d’empêchement simultané du roi Harald et du prince héritier Haakon. Cette réforme intervient dans un contexte particulièrement sensible. À bientôt 90 ans, le roi Harald apparaît de plus en plus fragile. La reine Sonja a elle aussi connu récemment des problèmes de santé. Quant au prince héritier Haakon, il partage désormais son temps entre ses obligations institutionnelles et le soutien à son épouse convalescente. Âgée de 22 ans, la future reine poursuit actuellement ses études universitaires, mais pourrait désormais être appelée à assumer des responsabilités constitutionnelles majeures si la situation l’exige. Une mesure qui illustre les préoccupations grandissantes autour de l’avenir de la monarchie norvégienne.









