Quand le Parlement s’étripait au sujet de Degrelle
Dans « Le Pays Réel », on sortit la logomachie des grands jours. « Demain, écrivait Jean Denis le 26 mai, un temps nouveau commencera. Une lumière plus vive éclaire l’horizon. L’idéal de Rex n’est plus le secret dynamique de quelques hommes, c’est la volonté d’un peuple entier guidé par la Providence. »
Le Roi invita au palais, pour les consulter, les leaders des partis, y compris les extrémistes. Le communiste Jacquemotte vint dans son costume du dimanche, d’une sobriété de bon aloi ; c’était la première fois qu’un souverain européen recevait un chef de l’extrême gauche révolutionnaire.
Degrelle était en complet beige clair et col mou ; à la sortie du palais, il tint devant les journalistes un meeting d’une demi-heure. Mais des troubles sociaux menaçaient, il fallait aller vite. Or, il n’y avait plus de majorité possible, désormais, pour une coalition catholico-libérale ou pour un cartel des gauches.










