Programme télé de ce dimanche 5 juillet : notre sélection
Ce soir à la télé, le film « Soudain seuls », adapté du roman d’Isabelle Autissier. Retrouvez également les critiques de Dominique Deprêtre.

Grands fans de cinéma de survie à la « 127 heures », « All is Lost », « Into the Wild », « La montagne entre nous », « Seul au monde » et autre… « Survivre », ce « Soudain Seuls » est taillé sur mesure. Mais comme on va le voir, c’est la genèse atypique de sa production qui tranche avec le « vulgus » ! Il y est évoqué le désarroi d’un couple de plaisanciers en tourisme dans le « grand Sud », entendons par là l’Antarctique. Jusque-là, rien à signaler. Une halte improvisée dans la crique d’une île ayant jadis abrité un complexe baleinier va toutefois mal tourner. Alors que le couple s’abrite dans les locaux désaffectés pour échapper à une tempête, son voilier est emporté au large, et le voilà privé de tout. Pas de radio ni de matériel pour appeler à l’aide. Ils n’ont que leur « dinghy » et bientôt, leur instinct de survie. Afin de remplir l’assiette, quelques rares poissons et la viande d’un malheureux manchot dont les congénères ont vite compris que l’homme était redevenu un dangereux prédateur ! Il faudra bientôt explorer l’île déjà couverte de son manteau hivernal, et lorsque le mari se blesse, l’épouse reste seule valide pour trouver un refuge…
Gilles Lellouche et Mélanie Thierry figurent seuls au générique de cette adaptation du roman éponyme de la Parisienne du 12e Isabelle Autissier, qui a fêté en octobre ses 69 ans. Une légende. Première femme à avoir bouclé un tour du monde en solitaire – c’était en 1991 –, cette diplômée d’agronomie (!) a bifurqué vers la mer où elle est devenue grande spécialiste des terres australes et antarctiques. Elle est nommée présidente du WWF France jusqu’en 2021, date de son admission honorifique. Le roman a été publié chez Stock en 2015. Mais le plus singulier est que l’ouvrage devait être adapté par Thomas Bidegain pour le compte d’un consortium international franco-américain avec Jake Gyllenhaal en tête d’affiche, et le producteur Alain Attal aux commandes. L’affaire tourne court. Après complications pandémiques, c’est l’acteur qui décline après quelques jours de tournage, en désaccord irréversible avec le reste de l’équipe. Le projet est récupéré autour de Gilles Lellouche et Mélanie Thierry, avec la bénédiction de notre bataclan national (Proximus, la RTBF et Patrick Quinet et son Artemis Productions) ! Essentiellement tourné en Islande, l’ouvrage ne fait qu’une seule victime… fictive, car le manchot susmentionné n’a pas été lâchement occis par l‘acteur francilien. Trop long et pas toujours crédible, mais incontestablement courageux. En somme, c’est déjà ça, non ?







