Programme télé de ce dimanche 26 juillet : notre sélection

Cet été, les téléspectateurs peuvent redécouvrir « J’ai les clés » sur La Une, tandis que la cinquième saison est déjà disponible sur Auvio. À travers cette émission, Patrick Weber poursuit une mission qui lui tient particulièrement à cœur : faire découvrir les trésors du patrimoine belge… et surtout les femmes et les hommes qui les font vivre. « L’idée n’est pas seulement de visiter un lieu, mais de raconter son histoire à travers ceux qui le font vivre au quotidien », explique l’historien et animateur. Au fil des saisons, l’émission a ainsi ouvert les portes de châteaux ou encore de fleurons du patrimoine industriel. « On pourrait ne faire que des châteaux tant la Belgique en regorge, mais ce n’est pas notre objectif. Nous voulons montrer toute la diversité de notre patrimoine. »
Cette nouvelle salve d’épisodes met d’ailleurs l’accent sur les métiers du patrimoine. Tailleurs de pierre, ébénistes, maîtres verriers ou restaurateurs de vitraux : autant de savoir-faire indispensables à la préservation de monuments parfois plusieurs fois centenaires. « On parle souvent du manque d’artisans, mais il existe aujourd’hui une vraie prise de conscience. Nous sommes allés, par exemple, au Pôle de la Pierre à Soignies ou encore à l’abbaye de la Paix-Dieu, où l’on forme les futurs spécialistes de ces métiers. Ce sont parfois des découvertes, même pour moi. »
Au-delà des pierres, Patrick Weber revendique une véritable mission de transmission. « Si je devais avoir une raison de vivre, ce serait celle-là : transmettre. J’ai envie de donner aux gens une forme de fierté en leur montrant les trésors que nous avons chez nous. Le patrimoine et la culture ne coûtent pas seulement de l’argent, ils en rapportent aussi. Ils font vivre le tourisme et de nombreux métiers. »
Parmi les lieux qui l’ont le plus marqué, Patrick Weber cite le fort de Loncin, près de Liège. « J’y ai été profondément ému. J’avais un ancêtre qui s’est battu là pendant la Première Guerre mondiale. J’ai eu l’impression d’être projeté dans cette histoire familiale. » Plus récemment, les anciennes ardoisières de Bertrix l’ont également fasciné. « On parle beaucoup des mines de charbon, mais on oublie les mines d’ardoise. Descendre sous terre et écouter les anciens mineurs raconter leur métier est une expérience extraordinaire. »
Et s’il pouvait obtenir les clés d’un lieu encore inaccessible ? Sa réponse fuse : « Sans hésiter, le Palais Stoclet. Je l’ai étudié à l’université, je l’ai imaginé mille fois, mais je n’ai jamais eu la chance d’y entrer. J’espère qu’un jour ces portes s’ouvriront. »
« J’ai les clés », 20h30, La Trois.








