Les émouvantes confidences de Tamara Payne : « Mon grand-père maternel a abusé de moi lorsque j’étais enfant »

Tamara Payne, visage phare du « Grand Cactus » sur les antennes de la RTBF, s’est livrée à de confidences bouleversantes. L’humoriste brise le silence sur les épreuves qui ont bouleversé sa vie dans les colonnes de Ciné-Télé-Revue.
Depuis plusieurs années, l’humoriste lutte contre plusieurs addictions, notamment à l’alcool et au cannabis. Auprès de nos confrères, elle se confie : « Très tôt. J’ai fumé ma première cigarette vers 10 ans. Je suis devenue une vraie fumeuse vers 11 ou 12 ans. À 14 ans, j’ai commencé à fumer des joints. J’étais un peu défoncée tout le temps. Puis, à 18 ans, j’ai vécu un énorme choc psychologique. C’est là que tout a vraiment basculé. L’alcool et les pétards, ça a été un cocktail explosif, j’étais constamment dans un état second et cela se voyait. »
« J’ai connu une enfance faite de grands moments de bonheur suivis de terribles chutes »
Tamara Payne est ensuite revenue sur l’un des drames les plus marquants de sa vie : « À 18 ans, j’ai retrouvé pendue la personne que j’aimais le plus au monde. C’était mon premier amour. Nous nous connaissions depuis que j’avais 8 ans. Nous nous sommes mis en couple lorsque j’avais environ 16 ans et demi. Nous nous sommes toujours aimés. Lui n’allait pas bien depuis toujours. Comme je n’avais connu que des hommes en souffrance autour de moi, je me suis dit que j’allais réussir à le sauver. Évidemment, je n’y suis pas arrivée. Porter cette culpabilité a été extrêmement difficile », poursuit-elle auprès de nos confrères.
Elle témoigne également des violences qu’elle a subies durant son enfance : « Mon grand-père maternel a abusé de moi lorsque j’étais enfant, pendant de nombreuses années. La violence se joue aussi au niveau psychologique, cela a été le cas avec mon beau-père. (…) J’ai donc connu une enfance faite de grands moments de bonheur suivis de terribles chutes. »
Durant ce long chemin de vie, elle a été suivie par un neuropsychiatre. « J’étais sous anxiolytiques, antidépresseurs et antipsychotiques pendant des années. (…) Les médecins ont parlé de crises schizophréniques post-traumatiques. J’ai flirté avec le suicide pendant des années en me disant que je ne m’en sortirais jamais ».
Finalement, elle a pu s’en sortir, « grâce à l’humour, aux personnages que j’ai interprétés et aux personnes que j’ai rencontrées et qui m’ont aimée » Et de conclure : « Le conseil que je donnerais, c’est d’être un bon parent pour soi-même. Quand on s’aime, on n’a plus envie de se détruire, avec quelque substance que ce soit : l’alcool, la cigarette, mais aussi les mauvaises fréquentations, la dépendance affective. Donc, aimez-vous. »
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