Le réalisateur de « Drive » rend un hommage poignant à Kavinsky : « Son influence est omniprésente »

Le réalisateur Nicolas Winding Refn a pris la plume pour parler de la disparition de Kavinsky, dont le morceau « Nitghcall » est devenu un tube planétaire après la sortie de son thriller avec Ryan Gosling.
Dans un long texte publié ce mercredi par The Hollywood Reporter, le cinéaste est d’abord revenu sur le moment où il a appris le décès de l’artiste. « J’étais à Los Angeles quand j’ai appris la nouvelle. Gaspar Noé m’a envoyé un SMS de Paris avant tout le monde. À cause du décalage horaire, je n’avais aucune idée de ce qui s’était passé. Puis les messages ont commencé à affluer. C’était un de ces moments où le monde semble soudain beaucoup plus petit », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Pour beaucoup d’Américains, Kavinsky restera à jamais l’artiste à l’origine de l’inoubliable ouverture de ‘Drive’. En France, il était bien plus que cela. Il était une icône de la pop française, une figure culturelle dont l’influence dépassait largement le cadre d’un seul titre. »
Nicolas Winding Refn a ensuite expliqué comment « Nightcall » s’était retrouvé sur la bande sonore du film. « Quand on a fait ‘Drive’, ‘Nightcall’ existait déjà. On ne l’a pas créé ensemble. Mon monteur, Matt Newman, et moi, on expérimentait avec la musique pendant le montage, à la recherche du son qu’il fallait au film. Je voulais ce qu’on appelait le ‘son européen’, même si pour moi, c’était tout simplement de la bonne pop, dans la lignée de New Order, du disco italien et des mélodies synthétiques. Et puis, ce morceau est arrivé comme par magie. Dès que nous avons superposé ‘Nightcall’ à la séquence d’ouverture, tout s’est mis en place. Cela a donné au film exactement ce qui lui manquait. ».
« Mourir jeune n’est jamais une fin digne de ce nom »
Nicolas Winding Refn a ensuite confié qu’après leur collaboration pour le film, il n’avait pas passé beaucoup de temps avec Kavinsky, mais que leurs chemins s’étaient, par la suite, croisés « de temps en temps ». « Ce qui m’a frappé chez lui, c’était sa gentillesse. DJ et producteur au succès retentissant, il était l’une des voix emblématiques de sa génération, et pourtant, il était d’une douceur incroyable. En fait, il était presque timide. Il n’y avait rien de théâtral chez lui », a-t-il confié.
Le réalisateur précise : « Sa mort est déchirante. Mourir jeune n’est jamais une fin digne de ce nom. Toutes mes pensées vont à sa famille », a-t-il dit, avant de conclure : « Kavinsky a offert au monde une musique extraordinaire. ‘Nightcall’ est devenu une figure emblématique du cinéma moderne, mais surtout, son œuvre a inspiré d’innombrables musiciens. Son influence est aujourd’hui omniprésente ».
Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.








