« On arrête deux secondes » : JoeyStarr très ému dans « Un dimanche à la campagne » (vidéo)

Ce dimanche 30 août, l’animateur Frédéric Lopez revenait à l’antenne de France 2 pour le premier épisode de la saison 5 d’« Un dimanche à la campagne ». Étaient conviés, l’ancien chef des cuisines de l’Élysée Guillaume Gomez, l’actrice Alice Taglioni et le rappeur et comédien JoeyStarr. Enlevant ses lunettes, il a même demandé une petite pause. « On arrête deux secondes », s’est-il écrié !
À la vue d’une photo le montrant bambin en train de serrer dans ses bras un nounours, le chanteur est revenu sur son enfance cabossée. Il a raconté être né dans le 10e arrondissement de Paris dans un environnement peu serein puisque ses parents se sont séparés assez tôt. Au petit garçon qu’il était, JoeyStarr aurait envie de dire : « Les journées vont être plus longues que les autres, mais ça va aller ». « Le dernier souvenir que j’ai de mon père et ma mère ensemble, ils étaient en train de se foutre sur la gueule. Quelque chose d’assez violent », explique le meneur de NTM. Et de poursuivre : « Lorsqu’ils se sont séparés, il y a eu un procès, mon père a réussi à avoir ma garde. Sauf que le mec en fait, il n’était pas du tout préparé à ça ».
Et d’évoquer sa parentalité : « J’ai compris en tenant mon fils dans les bras que quand on a des enfants, on devient le second rôle de sa vie. Mon père n’en savait rien. il allait baiser ses gonzesses, j’attendais dans la voiture. J’attendais des heures dans la voiture. Je n’avais pas de jouets. J’apprenais mes tables de multiplication à coups de ceinture. Il me tapait comme un bonhomme, comme s’il jouait au football. Quand je rentrais, le moindre truc, je me faisais dérouiller ».
Son père lui a aussi fait croire que sa mère était décédée « alors qu’elle venait sur le parking à chaque anniversaire pour m’offrir des cadeaux et qu’elle se faisait larder de coups ». JoeyStarr n’a appris la vérité que bien plus tard lorsque sa mère l’a retrouvé à un de ces concerts.
Son témoignage a bouleversé les autres convives de Frédéric Lopez. Alice Taglioni s’est ensuite exclamée : « Ce que je trouve fascinant chez toi, même si, évidemment, on sent qu’il y a de la colère, c’est qu’il n’y a pas d’esprit de revanche et on ne sent pas de malveillance envers les autres. En écoutant des histoires comme la tienne, on se dit qu’il y a du bon quelque part et qu’on peut s’en sortir »
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