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Programme télé de ce lundi 7 septembre : notre sélection

Ce soir, André Dussolier et Sabine Azéma sont les têtes d’affiche de « N’avoue jamais ». Retrouvez également les critiques de Dominique Deprêtre.
Par D.D.
Temps de lecture: 3 min

Général à la retraite ayant toujours mené une existence droite comme un « i », François est depuis un demi-siècle, et très fidèlement, marié à Annie. Ils ont trois enfants devenus grands, qu’ils invitent chaque année pour l’anniversaire de la maman, née un 14 juillet. Toujours très amoureux, le « pensionné » découvre par hasard au grenier un paquet de lettres enflammées adressées par un mystérieux Boris ! Il s’avère d’après les dates de la poste qu’Annie a eu un amant passager après quelques années de mariage seulement. La pécheresse avoue illico, prétextant la prescription. Le vieil homme d’honneur ne l’entend pas de la même oreille : non seulement il veut laver celui-ci en administrant une bonne leçon à son ex-rival, mais il envisage carrément le divorce ! Afin de crever l’abcès, le couple finit par se rendre à Nice chez le fameux Boris entre-temps devenu professeur de karaté ! Non seulement ça va être dur pour la « leçon » mais il s’avère en plus que le gaillard est toujours amoureux de son antique conquête…

Non innocemment choisi en guise de générique, « N’avoue jamais » est avant tout l’unique tube dans la carrière d’un Guy Mardel ensuite devenu producteur. Un titre écrit par Françoise Dorin, native du 17e, tour à tour actrice, écrivaine, dramaturge et… parolière ayant à son palmarès des titres pour Charles Aznavour, Dalida, Juliette Gréco, Mireille Mathieu, Georges Guétary, Linda de Souza et même Céline Dion, étant de surcroît la veuve de Jean Poiret, éteinte en 2018 à la veille de ses 90 ans. Natif d’Oran et âgé de 82 ans, Mardel bénéficie de la double nationalité franco-israélienne et vit sa retraite à Jérusalem. La chanson représente la France pour l’Eurovision en 1965 à Naples où elle termine à la 3e place, avant de devenir un immense succès en France, bien entendu, mais aussi en Belgique (et des deux côtés linguistiques SVP), en Suisse, et aussi en Italie et au Portugal en versions traduites. Un air trottant toujours dans nos neurones, et pas seulement chez les « cheveux blancs ». Avec en tête d’affiche le couple André Dussollier et Sabine Azéma, et Thierry Lhermitte en intrus, s’y enchaînent gags et bons mots autant qu’émotion : en somme, du joliment convenu. Après « On va s’aimer », « Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) », « L’Étudiante et Monsieur Henri », « Venise n’est pas en Italie » et sa discrète « Dégustation » marquée Campan/Carré, le quinqua Ivan Calbérac signe une « Adoption » en préproduction avec son André Dussollier et notre François Damiens.

« N’avoue jamais », 20h20, La Une.

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