Grégoire Kauffmann dévoile un livre sur le destin tragique d’Esther Albouy : « J’ai voulu redonner une humanité à cette femme »
Le 20 octobre 1983, le GIGN défonce la porte d’une maison de Saint-Flour, jonchée d’immondices. À l’intérieur, Esther Albouy, son petit Hubert, terrés depuis des années, et le cadavre desséché du frère de celle-ci. Trente-huit ans plus tôt, la jeune employée des Postes avait été tondue en place publique sur la foi de simples rumeurs, puis bannie de sa ville. Revenue s’y cacher en secret, elle a préféré la réclusion à l’exil. « La recluse de Saint-Flour » exhume avec brio cette histoire de non-dits et de lâcheté collective. Après deux livres plus personnels, l’un sur l’enlèvement de son père, l’autre sur son grand-père chef de maquis dans le Finistère, qui avait couvert des exécutions sommaires à la Libération, l’historien Grégoire Kauffmann s’attaque à un fait divers qui le fascine depuis longtemps.
Qu’est-ce que la tonte des femmes, en 1944-1945, a vraiment signifié ?










