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Ce soir à la télé, le documentaire sur Tipik « Une furieuse envie de vivre ». Retrouvez également les critiques de Dominique Deprêtre.
Temps de lecture: 2 min

Gilles Van Der Spek était atteint d’un cancer incurable du pancréas mais refusait de se laisser définir par la maladie. Il a inventé sa philosophie : le « profitivisme », un art de vivre mêlant lucidité, joie, dépassement de soi et engagement. Charles et Henri Masset, deux frères réalisateurs, ont embarqué dans son aventure et nous livrent un reportage bouleversant sur un homme qui abordait la vie avec panache.

C’est un film très intime, où rien n’est caché…

Henri : La volonté de Gilles était de tout montrer sans tabou ! Peu importent les difficultés de la maladie, l’adversité, il voulait livrer toutes les facettes. Malgré sa force, il est allé très loin, à un moment, dans la dépression. En façade, Gilles ne voulait pas toujours le dévoiler mais il a tenu à ce que cela soit filmé.

Sa volonté était de faire prendre conscience de tous les aspects de la maladie. Pourquoi ?

Charles : Son contexte, c’était le cancer. Sa mission, c’était de donner des clés pour traverser l’adversité, quelle qu’elle soit, que ce soit la maladie, la dépression ou les tracas du quotidien. Le message que nous voulons vraiment transmettre dans ce film, c’est l’espoir que les gens trouvent des clés pour mieux vivre leur vie et traverser les épreuves.

Il a créé ce qu’il appelait le « profitivisime », contraction de profiter et positivisme. Cela déteint incontestablement ?

Henri : Tout à fait ! Nous essayons d’y penser en permanence. C’est à la fois très simple et compliqué. Pas toujours facile, non plus, à appliquer. Et comme disait Gilles, tous les jours ne sont pas roses mais de manière globale, c’est une idée qu’il ne faut jamais perdre de vue. Le « profitivisme » permet de prendre du recul, de remettre les choses en perspective, et de ne pas oublier que même quand il y a énormément de choses qui ne vont pas, il y en a toujours qui vont bien.

Quel message portez-vous à travers ce film ?

Charles : La mission globale de ce film n’est pas une injonction au bonheur absolu. C’est plus contrasté que ça : Gilles montre les épreuves mais il voulait que chacun puisse emporter un coup de panache dans sa vie à la sortie du film. Chaque personne qu’il rencontrait était profondément marquée par lui, au-delà de sa maladie, par sa personnalité et son charisme. Après avoir vu le film, des gens nous ont dit : « Gilles, on ne le connaissait pas, mais on a l’impression d’avoir perdu un ami ! »

« Une furieuse envie de vivre », 20h00, Tipik.

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