« J’ai même sombré dans la dépression » : le prince Harry se confie sur sa santé mentale

Chaque année, la Journée mondiale de la santé mentale est célébrée le 10 octobre. En prévision de cette date, une Masterclass, nommée « Redéfinir le deuil : développer sa résilience face à la perte », a été diffusée ce 8 octobre. Pendant celle-ci le prince Harry était l’invité de la neuroscientifique et experte du deuil, Dr Mary-Frances O’Connor.
Lors de cette discussion, le prince Harry évoque son départ pour le Canada avec son épouse, Meghan Markle, et son fils, Archie, en 2019. « Au Canada, loin de l’environnement stressant où mon corps était sans doute gorgé d’adrénaline, j’ai subi, en deux ou trois jours, une chute d’adrénaline que je n’avais jamais vécue auparavant. » Il continue en expliquant avoir besoin d’adrénaline afin de pouvoir travailler lorsqu’il habitait encore en Angleterre : « J’ai même sombré dans la dépression pendant environ deux semaines et j’avais l’impression d’être incapable de fonctionner sans adrénaline. »
Ce départ au Canada lui a permis de prendre du recul sur plusieurs pans de sa vie. Quelques mois plus tard, le couple princier annonçait renoncer à leur titre d’altesse royale.
À l’occasion de cette Masterclass, le duc de Sussex s’est également confié sur la perte de sa mère. Âgé de douze ans à l’époque, ce dernier avoue avoir fait un déni afin de pouvoir surmonter cette épreuve. « Pendant 15 ou 20 ans, quand on me demandait : « Ça va ? », je répondais : « Oui, ça va ». J’étais comme anesthésié, comme coupé de mes émotions » explique-t-il à la neuroscientifique. C’est justement cette fameuse adrénaline qui a poussé le prince à avancer et à s’engager dans l’armée lorsqu’il avait 20 ans. « C’était une distraction parfaite. Je ne pouvais penser à rien d’autre qu’à la tâche à accomplir. »
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