Programme télé de ce dimanche 18 octobre : notre sélection

En plein hiver, à l’aéroport de Montréal, une chatte et un chien embarquent dans la soute, au grand dam de leurs propriétaires. La première c’est Diva. Elle porte bien son surnom, étant la star influenceuse de sa maîtresse Monica ! On se demande laquelle est la plus capricieuse des deux. Tout l’inverse de Chichi, le brave loulou d’un cambrioleur de haut vol, Jack. Lequel a planqué dans l’estomac de son canidé le butin de son dernier larcin, un rubis plus gros que le fameux « youkounkoun » du légendaire « Corniaud » de Gérard Oury. Vraiment pas rassurés de voir leurs mannes à quatre pattes dans la soute, ils le sont encore moins quand ils aperçoivent les cages s’échappant de la carlingue : porte mal fermée ! Débarquement immédiat et poursuite dans la neige polaire. Et pour pimenter le tout, l’arrivée d’un super-flic ayant juré de récupérer le diam, mais pour son propre compte, évidemment…
Les duels d’humoristes ont la cote dans cette production française ayant désormais fui le modus intello des bords de Seine ! Cette fois, ce sont Philippe Lacheau et Franck Dubosc qui s’y aventurent, sous l’arbitrage de Reem Kherici, ex de la « Bande à Fifi », révélée au ciné en « girl » d’OSS 117 dans « Rio ne répond plus », et déjà réalisatrice des « Paris à tout prix » et « Jour J » plutôt corrects et d’ailleurs bien accueillis. La native de Neuilly y incarne elle-même la maîtresse de cette Diva involontairement mêlée au duel sans merci entre les deux Arsène Lupin convoitant le gros bijou. La dame va effectivement en voir de toutes les couleurs avec ses deux « monstres » désormais égaux à ce qu’ils sont devenus en popularité avec le succès que l’on sait, et deux animaux de synthèse parlant via les humoristes Inès Reg et Artus. C’est inégal autant que kitsch, mais truffé de gags visuels très rigolos. Cette production à près de 20 millions d’euros a vu la moitié de son budget dévorée par les deux créatures animées résultant d’un traitement avant-gardiste et, cocorico, entièrement hexagonal. Avec plus de deux millions d’entrées, chiffre favorisé par le bouche-à-oreille et quelques critiques positives, le but est atteint. Les têtes blondes ont adoré et leurs parents aussi. Le digne fruit d’une minutieuse préparation qui aura duré quatre années par intermittence, et en fin de compte le soutien de la Gaumont. Belle leçon cinéphilique d’une Kherici vue ensuite en vilaine journaliste chez Jugnot dans « Mauvaise pioche », puis en initiatrice de sextoy dans « Pour le plaisir » d’elle-même.






