Les étoiles de Dominique Deprêtre
« Ascenseur pour l’échafaud », à 13h35 sur Arte
de Louis Malle (1958)
Prix Delluc, immortalisé par les solos improvisés de Miles Davis, entre film noir et Nouvelle Vague, une œuvre culte, définitivement unique par son ambiance et… l’ascendance d’une distribution dominée par Jeanne Moreau, Maurice Ronet et Lino Ventura.
« L’homme de l’Ouest », à 20h55 sur Arte
d’Anthony Mann (1958)
Interprète du mythique « Cry Me a River » où sa voix grave et sensuelle fait merveille, la sulfureuse Julie London exécute tout naturellement la chanson du générique, et se trouve au cœur de l’intrigue de cet avant-dernier western de l’auteur des « Winchester 73 », « Les affameurs », « L’appât », « Je suis un aventurier » et « L’homme de la plaine ». Gary Cooper y succède à James Stewart en héros salvateur dans un formidable huis clos d’ambiance… bien avant Tarantino.
« Mélodie en sous-sol », à 21h10 sur France 3
de Henri Verneuil (1963)
Inspiré par « L’ultime razzia », l’un des premiers films de Stanley Kubrick réalisé en 1956, ce grand classique du polar hexagonal fut coproduit par la Metro Goldwyn Mayer et dialogué par Michel Audiard. Détail amusant : pour figurer en tête d’affiche aux côtés de Jean Gabin, Alain Delon renonça au cachet et se contenta de royalties sur l’exploitation partielle du film à l’étranger. Il y gagna, paraît-il, largement au change.
« Mourir d’aimer », à 21h05 sur TV5 Monde
d’André Cayatte (1971)
Le célèbre avocat de Carcassonne s’est inspiré de l’histoire vraie de Gabrielle Russier, dont Charles Aznavour fit l’un de ses plus émouvants « tubes ». Ce dernier autorisa qu’on reprenne son titre pour ce récit révoltant qui offrit à Annie Girardot l’un de ses plus beaux rôles.





