Ces bijoux royaux que l’on découvre maudits
Il est des diamants qui portent bonheur. D’autres qui, dit-on, portent malheur. Le Koh-i-Noor appartient à la seconde catégorie. Né des entrailles de l’Inde, ce diamant de 105 carats a vu défiler les conquérants, les guerres et les trônes renversés. Une ancienne légende prévient : celui qui le possède dominera le monde, mais connaîtra tous ses malheurs. Seules les femmes pourraient échapper à la malédiction. Voilà qui explique peut-être pourquoi, depuis son arrivée dans les joyaux de la Couronne britannique au XIXe siècle, seules des reines l’ont arboré. La dernière fut Elizabeth, la reine mère, dont il ornait la couronne en 1953. À ses funérailles, en 2002, le diamant brillait encore sur son cercueil. Aujourd’hui, l’Inde réclame sa restitution. Et en 2023, pour le couronnement de Charles III, Camilla a soigneusement évité de le porter. Superstition ? Diplomatie ? Sans doute un peu des deux. Car certains diamants pèsent autrement plus lourd que leurs carats.








