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Bernard-Henri Lévy, le grand entretien : « J’ai été moi-même stupéfié par mon culot »

Dans ses « Mémoires provisoires », le philosophe se raconte à travers ceux qu’il a croisés, d’Aragon à Zelensky. Rencontre avec un homme qui écrit en nageant, vit sous escorte depuis vingt ans et se souvient du jour où sa photo barrait la une de « La Dernière Heure », sous un titre qui faisait de lui une cible du terrorisme. Interview long format avec « Soir mag ». Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Rodrigue Jamin
Temps de lecture: 3 min

Au bout du bassin de natation, un magnétophone attend sur pause. Bernard-Henri Lévy fend l’eau en papillon pour ce qui est de l’aller, revient sur le dos, et chaque aller-retour lui rapporte une phrase, un fragment, parfois ce qu’il nomme « une tête de pont ». Ses livres naissent partiellement là, entre deux virages, dans cette forme d’apesanteur où la pensée flotte librement. Mais l’homme qui écrit en flottant vit lesté... Depuis plus de vingt ans, la République française lui a assigné des policiers, une voiture blindée, une autre dans son sillage.

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