«Aucune femme pour l’interroger»: Caroline Roux dénonce le sexisme d’Emmanuel Macron (vidéo)
Invitée sur le plateau de Yann Barthès, la journaliste s’en est vivement prise au Président et à l’Élysée.

Du lundi au jeudi à 17h45, c’est Caroline Roux qui mène les débats dans « C dans l’air, sur France 5 ». La journaliste de 45 ans, qui était le joker d’Yves Calvi dans le programme avant son départ pour LCI, alterne avec Bruce Toussaint, aux manettes de l’émission en fin de semaine et le week-end. Ce mercredi, elle était l’invité de Yann Barthès dans l’émission « Quotidien ». Et autant vous dire que la journaliste n’a pas gardé sa langue dans sa poche.
« Des mâles blancs de plus de 60 ans »
Sur le plateau de TMC, Caroline Roux en a profité pour fustiger le choix de trois hommes pour interviewer Emmanuel Macron ce jeudi 12 avril et ce dimanche 15 avril, regrettant que les entrevues ne soient menées que par « des mâles blancs de plus de soixante ans ». En effet, ce jeudi, Emmanuel Macron sera l’invité de Jean-Pierre Pernaut dans le « 13 Heures » de TF1. Dimanche soir, le Président poursuivra sa tournée médiatique sur BFMTV et RMC où il répondra aux questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. Aucune femme donc dans la liste pour interroger le chef de l’État.
« Vous voyez comme les mauvaises habitudes reviennent vite » a fait savoir l’animatrice de « C dans l’air ». « On dit souvent, quand on parle des femmes à la télévision, que ce n’est pas bien de mettre des quotas ou d’avoir une démarche très volontariste (…) là, en réalité, il faudrait qu’il y ait un peu de volontarisme. Ce qui m’a choquée dans cette histoire-là, c’est qu’ils n’ont même pas essayé de faire semblant ! ». Et prenant tout de même le soin de préciser : « Ils, c’est Emmanuel Macron, l’Élysée et ceux qui organisent ces formats ».
Faire semblant
Et de conclure sans langue de bois : « Faire semblant, ça veut dire faire ce que l’on a fait pendant des années et se dire : ‘Il faut quand même une femme !’. Après l’affaire Weinstein, il y a des gens qui se sont dit que l’on allait trop loin. En réalité, on n’en fait pas trop parce qu’on reprend très vite les mauvaises habitudes ».







