Golden Globes 2019: les huit moments de la cérémonie qu’il ne fallait pas rater (vidéos)

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C’était le premier rendez-vous des stars du cinéma en 2019. Il a plu des récompenses sur Los Angeles et les vedettes d’Hollywood ont profité de l’occasion pour se mettre sur leur trente-et-un mais aussi pour livrer aux téléspectateurs quelques bons moments. En plus des déclarations les plus marquantes des lauréats de cet opus, il y a eu tout un tas d’anecdotes, de phrases émouvantes et de bons mots. En voici un petit florilège.

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Sandra Oh, poignante

The Guardian en a tout d’abord sélectionné cinq. Avec, en guise d’ouverture, l’émotion de Sandra Oh. L’actrice américaine, d’origine asiatique, présentait les Golden Globes cette année. Mais ce n’est pas la seule raison qui l’a poussée sur la scène puisqu’elle a également reçu une récompense, celle de la meilleure actrice dans une série dramatique pour son rôle dans « Killing Eve ». Le trophée en main, elle n’a alors pas pu oublier ses parents, présents dans la salle pour l’occasion :

« Dans cette salle, il y a deux personnes. Et je suis très reconnaissante qu’ils soient là avec moi ce soir. Je voudrais remercier ma mère et mon père », parvient-elle finalement à prononcer, les larmes aux yeux.

Olivia Colman, en roue libre

Olivia Colman, elle, a été moins émouvante sur scène. L’actrice, récompensée pour son rôle dans La Favorite (meilleure actrice dans un drame), a préféré jouer la carte de l’humour. Peut-être bien parce qu’elle avait oublié le texte préparé en amont. « J’aimerais vous dire combien ce film compte pour moi, mais je ne sais pas quoi dire parce que je suis trop excitée », a-t-elle lâché. Émaillant son discours de quelques jurons proprement américains. Sans oublier de remercier l’organisation pour « les sandwiches ».

Glenn Close, au nom des femmes

S’il y en a une qui a maîtrisé son discours de bout en bout, c’est bien elle. L’actrice américaine, récompensée pour son premier rôle dans le film dramatique « The Wife » au nez et à la barbe de Lady Gaga, a parlé de l’épanouissement personnel. « Nous sommes des femmes, des nourricières, nous avons des enfants, des maris, si nous avons de la chance, des conjoints, ou autre. Mais nous avons besoin de pouvoir nous réaliser personnellement. Nous devons suivre nos rêves. Et nous devons dire : je suis capable de faire ça. Et je devrais avoir le droit de faire ça ». Poignant, et largement applaudi.

Amy Poehler et Maya Rudolph, la bague au doigt

Une fausse demande en mariage : quoi de mieux pour redonner un coup de boost à la 76e cérémonie des Golden Globes ? Rien selon Amy Poehler et Maya Rudolph. Les deux femmes ne devaient que remettre des prix. Finalement, elles ont mis sur pied une fausse demande en mariage. Rapidement, sur la toile, les demandes sont parvenues en nombre : les internautes veulent que les deux femmes présentent la prochaine édition. Voire même les Oscars, le mois prochain.

Christian Bale, merci à Satan

Il a reçu le prix du meilleur acteur pour son rôle dans « Vice », le biopic du vice-président de George W. Bush, Dick Cheney. Pour ce rôle, comme le rappelle BFMTV, il a dû grossir de 18 kilos et se raser le crâne. Rien que ça. Une prestation bluffante pour l’acteur britannique qui n’a pas oublié, lors de son discours, de préciser son inspiration : « Merci Satan pour m’avoir donné l’inspiration pour savoir comment jouer ce rôle ». Dick Cheney appréciera.

Lady Gaga, l’émotion

La chanteuse est désormais également actrice. Si elle prétendait au titre de meilleure actrice, c’est finalement pour ses premières amours qu’elle a été récompensée, en s’octroyant le Golden Globe de la meilleure chanson pour « Shallow » dans « A Star is born ». Sur scène, Lady Gaga n’a pu cacher son émotion, avant de livrer un discours poignant et engagé : « En tant que femme dans l’industrie musicale c’est très difficile d’être prise au sérieux ».

Sandra Oh et Andy Samberg, duo de choc

À deux, ils ont présenté les Golden Globes. À deux, ils ont tenu le public en haleine pendant la longue cérémonie. On le sait, l’exercice n’est pas une mince affaire. Et ils ont commencé sur les chapeaux de roue, avec un discours d’introduction bien senti. Ils ont abordé Time’s Up et #MeToo. Et ont usé de la punchline : « C’est nous qui présentons cette année car nous sommes les deux derniers membres d’Hollywood qui n’ont rien dit d’insultant ».

Emma Stone, les excuses

« C’est la première fois qu’un film de cette ampleur a un premier rôle asiatique depuis ‘Ghost in the Shell’ et ‘Aloha’ », lâche Sandra Oh. Sur le ton de la plaisanterie, l’actrice et présentatrice des Golden Globes pointe le fait qu’Hollywood freine des quatre fers lorsqu’il faut confier des premiers rôles à des personnalités d’origine asiatique. Avec le film « Crazy Rich Asians », la donne change puisque tout le casting est originaire d’Asie.

Depuis son siège, Emma Stone lance un « je suis désolé » bien sonore. Même sans micro, l’intervention de l’actrice est remarquée. Un cri plein d’humour. En effet, pour les films mentionnés par Sandra Oh, deux actrices blanches – Emma Stone et Scarlett Johansson – jouaient des personnages qui auraient dû être asiatiques.

 
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