L’astéroïde 2002 PZ39 passera à proximité de la Terre dans les prochains jours

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Image d’illustration - Belgaimage

Le 15 février prochain, un astéroïde géant, identifié sous le nom 2002 PZ39, frôlera la Terre. Mais pas de panique, s’il se dirige actuellement vers nous, il n’y a aucun risque de collision avec notre planète. 2002 PZ39 a été classé parmi les astéroïdes géocroiseurs par la Nasa. Cela signifie que son orbite autour du soleil pourrait l’amener à passer près de la Terre. Mais selon l’expert Alexeï Baïgachev, cela n’implique aucun danger pour nous.

« À la mi-février, l’astéroïde passera derrière la Terre en s’approchant d’elle à une distance minimale de 0,039 unités astronomiques. Dans les unités de mesures auxquelles nous sommes habitués, cette distance est énorme, presque six millions de kilomètres. Par comparaison, la Lune est 15 fois plus proche de la Terre. Bien entendu, ce survol d’astéroïde ne représente aucun danger pour la Terre et ses habitants, même hypothétique », explique le chercheur, cité par le service de presse de son Université et relayé par Sudinfo.

Ce qui serait dangereux par contre est une collision entre l’astéroïde et la Terre, mais l’objet ne fera cette fois que frôler notre planète. « Techniquement, tant qu’il ne pénètre pas dans les hautes couches de l’atmosphère, il se contentera d’incurver sa trajectoire et continuera sa course dans l’espace », explique d’ailleurs Pierre Henriquet, médiateur scientifique au Planétarium de Vaulx-en-Velin en France et docteur en physique nucléaire, dans un entretien accordé à Numerama. « Un petit astéroïde carboné dont l’essentiel va se vaporiser dans l’atmosphère ne sera pas aussi dangereux qu’un astéroïde métallique, dont seule la surface va être abrasée et dont l’essentiel de la masse va arriver au sol. Un astéroïde n’est pas ‘dangereux’ ou ‘pas dangereux’ dans l’absolu, il passe près de la Terre dans un certain couloir défini par l’incertitude de sa trajectoire. Si (tant que) la Terre est dans ce couloir d’incertitude, on garde un œil dessus et on fait de plus amples mesures pour avoir plus d’informations et réduire la taille de ces incertitudes. Une fois que la Terre n’est plus dedans, il n’est plus potentiellement dangereux », ajoute-t-il.

 
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Signé Stéphane Bern