À la côte belge, la découverte d’une étrange «méduse» plus vue chez nous depuis 1912 (vidéo)

Photo d’illustration - Une galère portugaise observée en 2017 sur une plage du Morbihan, en France.
Photo d’illustration - Une galère portugaise observée en 2017 sur une plage du Morbihan, en France. - BelgaImage

Une galère portugaise, c’est le nom donné à ce spécimen, observé du côté d’Ostende le week-end du 29 février et du 1er mars. Une découverte étonnante quand l’on sait que cet organisme n’a plus été observé en Belgique depuis 1912, date à laquelle une galère portugaise avait été retrouvée du côté de Knokke, comme le relate Het Nieuwsblad. D’habitude, cette « méduse » d’un genre très particulier se retrouve dans des mers bien plus chaudes.

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Toujours est-il que Nathalie Colpaert est bel et bien tombée sur une galère portugaise, « morte » comme elle l’écrit sur le groupe Facebook dans lequel elle publie le cliché qu’elle a réussi à prendre de cette rencontre. Les galères portugaises, également appelées siphonophores ne sont pas des animaux. Nos confrères du Sudpresse notent que ce ne sont même pas des animaux. il s’agit en réalité d’une union de micro-organismes qui forment d’un superorganisme.

Un fonctionnant fascinant

Si des spécimens sont régulièrement observés du côté de Majorque ou Ibiza, mais également le long des côtes françaises ou britanniques, la Belgique n’est pas coutumière du fait. Il se pourrait bien que la galère portugaise en question se soit retrouvée à proximité des plages belges à cause des récentes tempêtes. Un superorganisme à la dérive en somme.

Toujours est-il que ces galères portugaises fonctionnent de façon fascinante. Chaque micro-organisme qui les compose est « biologiquement spécialisé pour former une partie précise de la structure de la colonie », comme l’écrit Franceinfo qui compare cela à la relation entre les cellules et un corps. Une des spécificités du siphonophore, c’est cette poche remplie de gaz qui peut surprendre mais qui permet au superorganisme de se déplacer sur l’eau en se laissant dériver au gré du courant.

Mais n’allez pas croire que ces galères portugaises sont inoffensives. Si leur taille extérieure n’impressionne guère et si la forme prête plutôt à sourire, sous la surface se cachent des tentacules extrêmement venimeux qui peuvent mesurer jusqu’à 50 mètres de long. Pas mortels pour l’être humain, ces tentacules provoquent toutefois des « vomissements, détresses respiratoires, douleurs abdominales, fièvres, vertiges et malaises ». Les poissons qui les touchent, eux, sont tués puis digérés. Bref, pas si mignonnes ces galères.

 
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