Titanic: le gouvernement américain intervient pour empêcher une expédition polémique

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La société R.M.S. Titanic pensait avoir obtenu gain de cause, après l’autorisation de la justice américaine. Mais c’est un nouvel et imposant adversaire qui barre désormais son chemin : le gouvernement américain. Début août, l’entreprise doit entreprendre une expédition sous-marine pour récupérer le télégraphe du Titanic. Une mission très controversée puisqu’elle implique que, pour la toute première fois, l’épave du tristement célèbre paquebot puisse être découpée en cas de difficultés d’accès.

Ce lundi 8 juin, des avocats américains ont déposé un recours devant une juge fédérale de l’État de Virginie, rapporte le Washington Post. Ils y assurent que R.M.S. Titanic n’a pas le droit de trancher la coque, et précisent que la loi exige que l’entreprise obtienne l’autorisation du Secrétaire du Commerce des États-Unis avant de pouvoir mener des expéditions « qui modifieraient physiquement ou perturberaient l’épave ».

« Un mémorial inviolable »

Les États-Unis et le Royaume-Uni ont conclu un traité, entré en vigueur en janvier, qui leur permet d’accorder ou de retirer des licences autorisant à entrer dans l’épave, qui est également protégée par la Convention de l’Unesco sur la protection du patrimoine culturel subaquatique. Toujours selon ces avocats, cet accord avec le Royaume-Uni réglemente l’entrée dans les sections de la coque, afin d’empêcher les altérations de l’épave, mais aussi « d’autres pièces et de restes humains ».

Cet accord international appelle à ce que le Titanic soit reconnu comme « un mémorial pour ces hommes, femmes et enfants qui ont péri, et ce qu’il reste doit être traité avec un respect approprié », indique le gouvernement dans sa déposition. Cette expédition fait d’ailleurs polémique du côté des descendants des victimes, qui considèrent le bateau comme « un mémorial inviolable », un « lieu de sépulture ».

Pas une première pour R.M.S. Titanic

Les États-Unis ont déposé leurs réclamations auprès de Rebecca Beach Smith, la même juge fédérale qui a donné l’autorisation le mois dernier à la société de R.M.S Titanic de procéder à son expédition. Elle avait ainsi estimé que le télégraphe Marconi avait une « grande valeur historique, éducative, scientifique et culturelle », et que l’opération permettrait d’« entretenir le souvenir » des quelque 1.500 personnes mortes dans le naufrage en 1912.

L’entreprise R.M.S. Titanic a déjà mené plusieurs opérations de récupération depuis la découverte de l’épave du Titanic en 1985, mais s’est jusqu’ici contentée de recueillir des objets éparpillés dans un champ de débris entre les deux parties du navire. Plus gros paquebot au monde, le Titanic avait quitté Southampton en Angleterre le 10 avril 1912, pour son voyage inaugural qui devait le conduire à New York. Après avoir heurté un iceberg, il a sombré dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. Il repose depuis à 3821 mètres de profondeur dans des eaux internationales de l’Atlantique Nord.

AFP

 
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