Une des icônes du zoo de Beauval, le tigre blanc Sherkan, est mort

Une des icônes du zoo de Beauval, le tigre blanc Sherkan, est mort
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Il aura lutté plusieurs années avec sa maladie, avec un traitement administré depuis 2015. Mais finalement, celle-ci a été plus forte que lui. Intensément affaibli, le tigre blanc Sherkan, « l’un des pensionnaires les plus emblématiques de Beauval », a été euthanasié ce mercredi 9 septembre. Il avait 18 ans, autrement dit un âge normal d’espérance de vie pour cette espèce. Ce qui n’empêche pas le zoo de Beauval de pleurer sa disparition.

« Sa disparition laisse un grand vide à Beauval »

Comme elles l’ont expliqué à France 3 Régions, les équipes du parc ont noté que « ces dernières semaines, son activité s’était fortement réduite malgré les traitements quotidiens : il se déplaçait beaucoup moins et il ne réagissait plus aux enrichissements proposés par les soigneurs animaliers et les vétérinaires ». Selon leur rapport, les hanches et la colonne vertébrale du félin étaient touchées par l’arthrose et la maladie ne cessait de gagner du terrain en détruisant ses articulations.

Si la dégradation de l’état de santé de Sherkan s’est faite sur plusieurs années, ce moment était redouté et attendu. Les vétérinaires savaient en effet que son traitement ne le sauverait pas mais ne ferait que le soulager. Il « continuait à s’alimenter la plupart du temps presque normalement, il se déplaçait régulièrement dans son enclos, allait même se baigner et n’hésitait pas à s’accoupler avec sa femelle pendant les périodes de chaleurs », précise le zoo qui a noté que la situation s’est radicalement dégradée ces dernières semaines. La douleur étant difficilement supportable pour Sherkan, les soins ont été arrêtés et l’option de l’euthanasie a été choisie.

Ainsi se finit la vie de ce tigre blanc qui aura toujours vécu en France, celui-ci étant né en Saône-et-Loire au Touroparc, en 2002. Trois ans plus tard, il est arrivé à Beauval où il restera tout le reste de sa vie. « Sa disparition laisse un grand vide à Beauval et toutes nos pensées vont en premier au secteur fauves et à l’équipe auprès de lui, ainsi qu’aux équipes vétérinaires qui l’ont accompagné toutes ces années », conclut le communiqué du zoo.

A noter que les tigres blancs ne sont que quelques centaines dans la nature. La mutation génétique qui leur a donné leur couleur les désavantage grandement dans ce contexte. Dans les années 1950, un de leurs représentants nommé Mohan a été capturé. La plupart des tigres blancs qui se trouvent aujourd’hui dans les zoos descendent de lui, ce qui engendre beaucoup de consanguinité et de nombreuses maladies.

 
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