Lio ne mâche pas ses mots: pour elle, Serge Gainsbourg était le «Weinstein de la chanson»

BelgaImage
BelgaImage

Serge Gainsbourg n’a jamais été inquiété par la justice, que ça soit pour viol ou agression sexuelle, au contraire d’Harvey Weinstein. Pour autant, sa fille Charlotte assurait au Guardian en 2019 que le chanteur français serait certainement « poursuivi pour chacun de ses gestes » s’il agissait de la sorte aujourd’hui. Lio n’en pense pas moins. Voire en pense-t-elle bien plus, à en croire une interview qu’elle a accordée à l’émission d’Arte Radio « Transmission ».

Si elle adulait Serge Gainsbourg au début, Lio a vite changé son fusil d’épaule : « J’en suis revenue de Gainsbourg, qui est un harceleur, tout simplement ». Pour elle, il était « quelqu’un de pas du tout cool avec les filles et qui était un Weinstein de la chanson, d’une certaine manière ». La Belgo-Portugais évoque les attitudes de Gainsbourg à l’égard des jeunes femmes qu’il a côtoyées et pour lesquelles il a écrit, comme Jane Birkin, France Gall ou Zizi Jeanmaire, comme l’épingle le Huffington Post : « J’ai vécu en direct ses comportements plus que spécieux envers les jeunes femmes et son manque de regard, en fait réel, qu’il avait… »

Il faut dire que Serge Gainsbourg a quelques frasques à son actif. Le « je voudrais bien la baiser » lancé à Whitney Houston à la télévision, le titre « Lemon Incest » chanté avec Charlotte Gainsbourg âgé de 12 ans ou l’insulte de « pute » adressé à Catherine Ringer. Lio, elle, se souvient aussi du titre « Les sucettes », qui décrit une fellation et qui a été interprété par France Gall, qui n’avait pas 20 ans : « Clairement, France Gall a été abusée par des adultes sans respect. C’est un viol, elle l’a ressenti comme ça, et c’est légitime ».

 
Signé duBus
Signé Stéphane Bern
  • 1-22278647_10155990153115934_2035067948_n-1

    Opération Shoe-Box: du bonheur en boîte

    À travers cette initiative solidaire, l’association Les Samaritains appelle à la générosité des Belges pour gâter, à leur manière, les personnes sans abri ou défavorisées.

  • Son père l’abandonne à six ans. Audrey Hepburn en restera angoissée pour la vie, cherchant l’affection auprès d’autres hommes. Une blessure qui ne se refermera jamais.

    Audrey Hepburn: une vie d’épreuves

    Derrière l’image glamour, tout en élégance et en charme, l’actrice soignait ses blessures. Un documentaire britannique de la réalisatrice Helena Coan révèle la part de souffrances et d’échecs personnels de la star.

  • Belgaimage

    Les chercheurs de pharaons (12)

    Dans un livre passionnant qui vient d’être réédité, Michel Duino retrace notamment la découverte du tombeau de Ramsès II. Un roman vrai qui se lit comme un polar. Nous publions cette partie de l’ouvrage sous forme de feuilleton.