Michel Cymes s’attaque à ceux qui critiquent la gestion de crise: «Il faut croire ceux qui vous disent qu'on n'en sait rien» (vidéo)

Michel Cymes s’attaque à ceux qui critiquent la gestion de crise: «Il faut croire ceux qui vous disent qu'on n'en sait rien» (vidéo)
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Ce mercredi 28 octobre, la France a décidé de réadopter le confinement et évidemment, cela fait parler. L’Hexagone a beau prendre cette décision alors que sa situation épidémique est moins grave que celle de la Belgique, les critiques pleuvent sur Emmanuel Macron. Pas assez rapide ou trop dur, aveu d’échec ou interventionniste à l’extrême… Si sept Français sur dix soutiennent le choix du président selon un sondage réalisé pour LCI, les autres se font entendre. C’est donc à ces derniers que Michel Cymes a consacré son intervention de ce jeudi sur RTL, dans le cadre de sa rubrique « Ça va beaucoup mieux ».

« C'est uniquement une fois qu'on aura vaincu cette épidémie qu'on pourra en faire le bilan »

S’il y a bien une chose sur laquelle Michel Cymes est d’accord sur l’intervention du président, c’est qu’il est légitime de se poser la question de s’il était possible d’éviter le reconfinement. Mais très vite, il prévient : « On entend beaucoup de gens s’exprimer depuis des mois sur ce qu’il aurait fallu faire, sur ce que l’on aurait pu éviter ». Parmi ceux-là, il distingue deux groupes : « d’un côté les pessimistes qui nous prédisent que la catastrophe sanitaire et économique va nous poursuivre pendant des années. De l'autre, les rassuristes qui pensent que cela est certes grave mais qu'on en fait un peu trop ».

Et quand Yves Calvi lui demande quel groupe il faut croire, la réponse du médecin est… ni l’un ni l’autre. « Il faut croire ceux qui disent qu'on en sait rien. Les optimistes auront peut-être raison, c’est ce que l’on souhaite, sinon les pessimistes seront peut-être les premiers à crier qu’ils l’avaient bien dit. Mais dans tous les cas, c'est uniquement une fois qu'on aura vaincu cette épidémie qu'on pourra en faire le bilan ».

Le risque de basculer dans la désinformation

Pour appuyer ses propos, Michel Cymes fait ensuite rapidement une liste de tous ceux qui avaient prédit telle ou telle chose qui ne s’est jamais réalisée. Il n’hésite d’ailleurs pas à remettre en cause ses propres certitudes qu’il a pu avoir auparavant. « Nous sommes nombreux à nous être trompés et aujourd’hui, il convient de le dire et d’essayer de comprendre pourquoi l’opinion publique est tant remontée contre les décideurs, qu’ils soient scientifiques ou politiques ».

Le problème selon lui, c’est que ces derniers ont dû faire face à une situation remplie d’inconnues. Il compare ainsi la relation d’un patient avec un professionnel de santé avec le contexte actuel. « Si le médecin vous répète qu’il ne sait pas ce que vous avez, est-ce que vous retournerez le voir en toute confiance ? », demande-t-il. « Non », répond Yves Calvi. Bref, le souci, ce serait que les décideurs auraient dû donner des réponses sur des sujets où trop d’incertitudes subsistaient.

Mais avec une telle situation, le dérapage est selon Michel Cymes inévitable. « Si vous additionnez la perte de crédibilité du corps médical et la peur des spécialistes à pronostiquer quoi que ce soit, vous laissez la place aux charlatans, aux réseaux sociaux, à la désinformation voire à la manipulation de l’opinion publique… La seule certitude que l'on a aujourd’hui, c'est que le virus nous balade et va plus vite que nous. Jusqu’à quand ? Je vous le répète : on ne sait pas », conclut-il.

 
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