Victime de menaces, Laura Laune s’exprime sur la polémique qu’elle a suscitée dans l’émission «On est en direct»

Laura Laune lors de son passage dans «
On est en direct
» le 24 octobre 2020.
Laura Laune lors de son passage dans « On est en direct » le 24 octobre 2020. - Capture d’écran Youtube

Spécialiste de l’humour noir, la Belge Laura Laune avait frappé fort le 24 octobre dernier sur France 2, lors de son passage dans l’émission de Laurent Ruquier « On est en direct » (qui remplace « On n’est pas couché »). Comme d’habitude, elle s’était exprimée en chanson, mais cette fois sur la liberté d’expression et le fait de savoir si on peut rire de tout.

« On peut critiquer la Shoah, dire que c’est mal on a le droit, mais on ne m’ôtera pas de l’idée qu’à cette époque au moins les trains roulaient. Et les cathos j’ai une idée, allez tous vous faire enculer, et les migrants c’est comme les Aspégics, dans l’eau ça disparaît c’est magique », avait-elle notamment chanté, créant un profond malaise sur le plateau télé. Sur internet, ce sketch de plus de trois minutes n’avait pas plu à tout le monde.

Et Laura Laune a révélé jeudi soir avoir été victime de menaces sur les réseaux sociaux, et de harcèlement téléphonique, suite à sa chanson trash. Sur Twitter, elle a publié une lettre où elle explique qu’une « personnalité suivie par plus d’1,5 millions d’abonnés a déclaré ‘ne pas frapper les filles’ mais pouvoir ‘faire une exception’ » pour elle. L’humoriste précise qu’elle est « ravie de ne pas plaire à tout le monde, de susciter le débat », mais ce qui la met hors d’elle, c’est que les propos de l’influenceur en question (qu’elle ne nomme pas) sont « une incitation publique à la violence et à la haine, émanant d’une personnalité publique suivie par une grosse communauté ». Elle raconte également que cette personne n’a pas accepté, après une demande en privé, de condamner la violence envers les femmes, ce qui la révolte d’autant plus. « Un influenceur ne devrait jamais oublier le poids de ses mots quand il appelle à frapper une femme et trouve ça idiot de s’excuser pour ça. Nos mots ont un poids que nous devons réserver pour provoquer la réflexion et le débat », écrit encore Laura Laune, soulignant qu’elle continuera d’utiliser le second degré pour dénoncer les amalgames et les comportements qui divisent la société, ainsi que « toute forme de violence et de discrimination ». « Non, on ne frappe pas, on ne tue pas un homme ou une femme parce qu’on n’aime pas son travail ou ses idées », conclut-elle.

 
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