Marie Drucker raconte son nouveau programme «Au bout de l’enquête, la fin du crime parfait?» (vidéo)

BelgaImage
BelgaImage

Samedi 13 février à 14h avait lieu le lancement de la nouvelle émission de France 2 dédiée au « cold case », ces enquêtes sur des faits divers résolus. Marie Drucker en est l’animatrice accompagnée le professeur de criminologie, Alain Bauer. Ensemble, ils vont retracer le parcours d’enquêtes déconcertantes, qui ont pu connaître des soubresauts. Le premier numéro était dédié à Martine Escadeillas, une jeune femme de 24 ans disparue en 1986 dans la région de Toulouse. L’affaire n’a été relancée qu’en 2016.

Une énième émission de faits divers à la télévision, mais Marie Drucker défend son programme lors d’une interview donnée au Figaro TV Magazine : « Par rapport à la plupart des émissions de ce type, c’est un magazine documentaire sans commentaire, où tout se passe par les témoignages et les plateaux que j’incarne – parfois avec Alain Bauer, le criminologue de l’émission – et qui vont jalonner le récit ». Elle explique aussi la promesse de l’émission de ne traiter que des affaires résolues, classées en ajoutant tout de même : « Toutefois, on ne s’interdit pas des films sur des cas qui n’ont pas trouvé d’épilogue, mais qui ont rebondi de façon étonnante grâce à des techniques ou des témoignages nouveaux ».

Les « cold cases » passionnent toujours

Les faits divers continuent toujours d’attirer un public, poussé par la curiosité, parfois aussi par le voyeurisme. Un aspect que Marie Drucker compte bien éviter dans son programme : « On va toucher à toutes sortes d’affaire, des affaires très médiatiques, d’autres beaucoup moins connues. Le principal, c’est l’approche humaniste, absolument pas voyeuriste ou sensationnaliste ». Dans son interview au Figaro, elle explique cet intérêt pour les « cold cases » par le fait que les téléspectateurs s’identifient aux histoires qui leur sont racontées : « Ce qui fascine, c’est ce que ça dit de nous. Pourquoi et comment une vie bascule ? Pourquoi cette famille et pas la nôtre  ? ».

L’animatrice et productrice ne perd pas de vue que les cas dont elle fait la présentation ne sont pas des sujets faciles à vivre pour les familles des victimes. « Quand on a pleinement conscience qu’il y a des hommes, des femmes et des enfants, en tout cas des familles derrière chacune des affaires, c’est effectivement très douloureux. Mais l’exigence humaniste de l’émission permet d’avoir la bonne distance par rapport à tout cela » explique-t-elle dans son interview.

Le numéro du samedi 20 février prochain sera consacré à Chantal de Chillou. Une mère de famille de 55 ans, disparue en 2001 alors qu’elle se rendait à un entretien d’embauche dans les Hautes-Alpes. C’est le travail des gendarmes en 2019 qui a relancé l’enquête.

Productrice et réalisatrice depuis cinq ans

Marie Drucker a raccroché sa casquette de journaliste il y a cinq pour se lancer dans la production et la réalisation de documentaires sur différentes chaînes. Elle a notamment monté sa propre boîte de production, No School Production. C’est elle qui a produit le film « Nicholas Winton, l’homme qui sauva 669 enfants » et qui sera diffusé sur RMC Découverte le 26 février prochain. Marie Drucker s’enthousiasme de sa situation : « Je suis indépendante via ma société de production. Je ne suis guidée que par ma liberté, le plaisir et le choix des films que je produis ou que je réalise ».

 
Signé duBus
Signé Stéphane Bern