Un «carnaval underground» à l’origine de la flambée des contaminations au Covid-19 à Dunkerque?

Le coronavirus bouscule nos vies depuis un an maintenant, et entraîne reports et annulations dans le milieu culturel. Pour la deuxième année consécutive, les festivités de carnaval doivent se fêter à la maison, virtuellement. Mais il n’est évidemment pas impossible que certains amoureux du folklore contournent les règles sanitaires pour célébrer le carnaval. Ce qui peut mener à la création de clusters de contaminations au Covid-19.

C’est en tout cas l’hypothèse qu’avance le docteur Patrick Goldstein pour expliquer la hausse soudaine des infections au coronavirus à Dunkerque. Cette augmentation coïncide avec la période de carnaval, et ce n’est peut-être pas un hasard, selon lui. « Il y a un an très exactement, le premier cluster grave dans la région, c’était à Dunkerque avec cinq personnes du même environnement familial, en réanimation, qui avaient fait une chapelle », a affirmé le médecin, patron du « pole urgences » de Dunkerque, à la Voix du Nord mercredi, « Aujourd’hui, nous le savons, nous sommes en période de carnaval. Nous savons également tout l’amour que les Dunkerquois et les habitants du Nord ont pour ce carnaval et le drame que ça représente pour eux de ne pas pouvoir le faire comme d’habitude ».

MAXPPP

Patrick Goldstein pense que les habitants de la ville, déçus de l’annulation de leur carnaval, se sont rabattus sur des fêtes clandestines, d’où la flambée des contaminations au coronavirus. « Je n’ai pas d’éléments précis de contaminations qui sont liées directement à des chapelles clandestines, mais tout le monde sait qu’il se passe des choses », a tout de même reconnu le médecin, qui « en appelle à la raison ».

La région de Dunkerque est devenue en quelques jours seulement un foyer épidémique gigantesque, qualifiée non plus de vague mais de « marée » par le responsable des urgences de la ville. Actuellement, 60 % des patients hospitalisés pour la Covid-19 ont contracté le variant britannique du virus, qui circule très vite.

 
  • Quel avenir pour la monarchie britannique?

    Le prince William dépasse de 20% en popularité son père, le prince Charles. Montera-t-il pour autant sur le trône à sa place?

    Elizabeth II en deuil aura 95 ans ce 21 avril. Quel avenir pour la monarchie britannique ? Un sondage plébiscite William : il doit être le prochain sur le Trône d’Angleterre.

  • Anne-Françoise Rousseau, la cheffe de clinique (à droite), observe les paramètres vitaux d’un patient intubé. - Mathieu Golinvaux

    Le CHU de Liège réquisitionné dans la lutte Covid-19

    Au CHU de Liège, le Centre des brûlés s’est mué en unité de soins intensifs « classique » pour contrecarrer l’avancée du Covid-19.

  • Florence Aubenas est allée s’installer un an dans le village pour «comprendre» ce fait divers sanglant.

    Florence Aubenas explore une nouvelle enquête

    Florence Aubenas ausculte un assassinat sur lequel elle a enquêté pendant sept ans. Un fait divers qui entremêle la France dont on ne parle pas, une bonne dose de mystère et une gueule connue du cinéma.

  • Le Britannique a compris avant tout le monde qu’il pourrait s’enrichir grâce au cannabis thérapeuthique.

    Le cannabis, le nouvel or vert

    De plus en plus de pays autorisent le cannabis thérapeutique. Sur ce marché florissant, un Britannique s’impose. Entre excentricité agaçante et génie entrepreneurial, voici le (presque) milliardaire Maximilian White.

Signé duBus
Signé Stéphane Bern
  • William Leymergie publie son premier roman

    Aujourd’hui présentateur de «William à midi» sur C8, William Leymergie publie également sonpremier roman.

    Actuel journaliste-animateur de C8, William Leymergie, qui fut longtemps l’âme de « Télématin » (France 2), surprend en nous emmenant sur un terrain où on ne l’attendait pas. Un roman de caape, d’épée et d’amour.