France: la ville de Bitche censurée par Facebook à cause de son nom

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Vue sur la citadelle de Bitche @BelgaImage

Pendant plusieurs semaines, la ville de Bitche, en Moselle, se dénommait étrangement sur Facebook « Mairie 57230 », en utilisant son code postal. La raison : son nom a été censuré par le réseau social. Ce n’est que ce 13 avril que la page d’origine a été réactivée. L’algorithme de Facebook avait considéré que la dénomination de la commune ressemblait un peu trop à l’insulte anglaise « bitch » (« salope » en français). Une mesure qui n’a fait que moyennement rire l’administration communale.

Une erreur « lamentable » selon le maire

Avant que l’erreur ne soit réparée, le réseau social avait notifié à la page avait été retirée suite à une « violation des conditions applicables aux pages Facebook ». Pour être plus précis, Bitche était accusée de « discours incitant à la haine » lié à « une expression de mépris, de dégoût ou de renvoi, une insulte ». D’autres pages comme celle du « Golf de Bitche » et des « médiévales européennes de Bitche » ont subi le même sort. La ville de Rohrbach-lès-Bitche a même préféré renommer sa page Facebook « Ville de Rohrbach » pour éviter de passer à la trappe. « Loin de nous l’idée de renier le nom de notre beau village, mais force est de constater que Facebook semble faire la chasse au terme associé à Rohrbach. Nous vous laissons imaginer la raison », explique la commune sur le réseau social.

La responsable de la communication de Bitche, Valérie Degouy, a déclaré à Radio Mélodie que la commune avait déjà eu des problèmes lors de la création de la page Facebook. « Pas moyen d’entre le mot Bitche. C’était impossible », confie-t-elle. « D’autres communes, demain en France, vont peut-être connaître le même sort parce que dans leur nom il y a des termes qui prêtent à sourire en anglais », s’indigne le maire, Benoît Kieffer. « Je trouve que c’est lamentable de voir qu’aujourd’hui, une société comme Facebook se permet de suspendre aussi facilement des pages qui sont des pages régulières et officielles », déclare-t-il. Il invite aujourd’hui Mark Zuckerberg à découvrir la citadelle de Bitche et à « honorer [...] la mémoire de ses compatriotes [...] américains » qui ont libéré Bitche en 1945 en se renommant d’ailleurs à l’époque, les « Sons of Bitche ».