La carte du point d’impact de la fusée chinoise incontrôlable se précise

La carte du point d’impact de la fusée chinoise incontrôlable se précise
BelgaImage

La fusée porteuse Longue-Marche 5B est sur le point d’opérer son retour incontrôlé sur Terre. Mais la grande question, c’est où et quand ? A ce propos, les projections deviennent de plus en plus précises à la mi-journée du samedi. Elles confirment que l’appareil a de bonnes chances de finir dans l’océan mais le risque qu’il se désintègre au-dessus de la terre ferme n’est pas exclu.

Un pays en ligne de mire

A priori, selon la BBC, on peut écarter tout risque que la fusée ne pénètre l’atmosphère terrestre au-delà de 41,5 degrés de latitude nord et sud. Autrement dit, la Belgique est épargnée puisqu’elle est située aux alentours de 50 degrés de latitude nord. La limite septentrionale de cette zone « à risque » est donc située à hauteur des villes de New York, Barcelone, Rome, Istanbul et Pékin. Au Sud, on trouve Melbourne en Australie, Wellington en Nouvelle-Zélande et Bahía Blanca en Argentine. C’est donc une région très large mais qui épargne une bonne partie de l’Europe.

Ça, c’est dans les grandes lignes. Mais ces dernières heures, certains observatoires astronomiques ont affiné leurs calculs. C’est le cas de l’Aerospace Corporation, un centre de recherche américain, et du site spécialisé Space-Track. Au début, les deux favorisaient un point d’impact dans les environs de la Nouvelle-Zélande. Finalement, en fin d’après-midi, les deux ont revus leurs pronostics. Le premier pense désormais que la fusée va s’écraser dans l’Océan Atlantique, près des Açores. Le second imagine plutôt un crash en plein milieu de l’Océan Indien.

Selon ces deux sources, l’entrée dans l’atmosphère devrait se faire vers 3 heures du matin GMT (soit vers 5 heures du matin chez nous). Une prévision sensiblement différente de l’agence spatiale russe Roscosmos et de la Défense américaine, qui tablaient plutôt sur 23h00-23h30 GMT (1h00-1h30 heure belge), tout en précisant que la marge d’erreur était de neuf heures.

Un risque « infime »

Evidemment, ces projections peuvent encore varier et donner un tout autre résultat au cours de la fin de journée de ce samedi. Mais selon les données actuelles, il est probable que la fusée termine sa course dans l’océan… du moins si elle ne se désintègre pas totalement avant. C’est le scénario qui est en tout cas envisagé par la Chine. Selon le gouvernement chinois, rares seront les débris à parvenir jusqu’à la Terre. Il n’est question ici que du premier étage de la fusée.

« Vu la taille de l’objet, il y a forcément de gros morceaux qui resteront », confiait cependant à l’AFP Florent Delefie, astronome à l’Observatoire de Paris-PSL. Mais la probabilité d’un impact sur une zone habitée est « infime, de moins de une sur un million, sans doute », déclare Nicolas Bobrinsky, chef du département Ingénierie et Innovation à l’agence spatiale européenne (ESA).

 
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