L’auteur de la gifle donnée à Macron a été interviewé par «Quotidien» avant son acte (vidéo)

Capture d’écran - Twitter
Capture d’écran - Twitter

Les images font scandale le mardi 8 juin. Lorsque le président Emmanuel Macron s’approche pour serrer la main à des passants, il se fait gifler par l’une des personnes présentes. Le geste est rapide et inattendu. Pourtant quelques minutes plus tôt, l’auteur de la gifle passait devant les caméras de « Quotidien ».

L’homme, Damien T. est venu avec deux autres personnes visiblement remontées contre la politique du président français. Si l’agresseur avec le t-shirt vert et les longs cheveux noirs, ne parle pas, les deux autres s’expriment brièvement au micro de « Quotidien » et le message est plutôt clair.

Le journaliste va voir l’un des trois hommes et lui demande ce qu’ils viennent faire ici. Le premier homme répond : « On vient voir notre cher Monsieur Macron ». Et lorsqu’on lui demande ce qu’il souhaite dire au président, l’homme répond : « Il y a des choses voudrait dire mais qu’on ne peut pas dire malheureusement ». Pour citer des exemples, l’homme parle du déclin de la France et ajoute « Parce qu’on a un président qui dit qu’on n’a pas de culture et je trouve ça triste ».

L’homme se présente comme anarchiste, les deux autres comparses, Damien T. et Arthur C., qui finiront en garde à vue ensemble, restent flous sur la question. Quand le journaliste souhaite les aborder, Arthur C. explique qu’il ne veut pas parler parce qu’il « sait » que ses paroles seront « détournées ». Le journaliste demande des exemples et l’homme esquive la réponse. Le journaliste, qui a déjà essuyé une agression par Francis Lalanne le 7 juin dernier, leur dit au revoir et part la recherche d’autres témoignages.

Dans la séquence diffusée à la télévision. Les journalistes et cameraman partagent leurs rushs et montrent le comportement des trois hommes. Ces derniers cherchent à passer inaperçus, ne se font pas remarquer de la police juste à côté jusqu’à l’agression.

Damien T. risque trois ans de prison et 45.000 euros d’amende pour son geste.

 
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