Viré d’Europe 1, Bertrand Chameroy livre une chronique piquante et émouvante pour sa dernière matinale (vidéo)

Viré d’Europe 1, Bertrand Chameroy livre une chronique piquante et émouvante pour sa dernière matinale (vidéo)
Capture d’écran Europe 1

Bertrand Chameroy ne reviendra plus sur Europe 1 la saison prochaine. Après avoir décroché une chronique cette saison dans la matinale de Matthieu Belliard, le chroniqueur a été remercié par la radio, comme Anne Roumanoff, Pascale Clark ou encore le précité Matthieu Belliard.

Un licenciement inattendu, puisque d’après le site Les Jours, Bertrand Chameroy avait normalement déjà resigné pour une deuxième saison. Mais la reprise en main d’Europe 1 par Vincent Bolloré, qui souhaite rapprocher la station radio de CNews, a visiblement changé les choses. Certains médias français affirment même que la raison du départ forcé de Bertrand Chameroy est due à une chronique qu’il a faite mi-juin, où il évoquait cyniquement l’arrivée du patron de Vivendi chez Europe 1.

Quoi qu’il en soit, le journaliste a donc fait ses adieux vendredi matin lors de sa chronique « L’atout Cham » lors de la matinale de Matthieu Belliard. Et si l’émotion était évidemment au rendez-vous, Bertrand Chameroy n’a pas hésité à lancer quelques piques à ses futurs ex-patrons. Il est tout d’abord arrivé soi-disant en retard dans le studio, évoquant « une galère » : « Je pensais que mon badge avait été désactivé ! Je me suis dit ‘Putain, c’est rapide’, mais en fait je bornais avec mon pass Navigo ».

Sous les rires de ses collègues, le chroniqueur leur a annoncé une « bonne nouvelle » : « La matinale fait un carton ! Euh pardon, la matinale fait ses cartons. Correcteur automatique ». « Mais rassurez-vous, ce sera fait proprement, ce sont les déménageurs bretons qui s’en occupent. Ce sera un bel ouvrage », a ensuite lancé ironiquement Bertrand Chameroy, faisant référence ici aux origines bretonnes de Vincent Bolloré.

« Qu’est-ce que tu fais au mois de septembre ? »

« Maladroit pour les au revoir », le journaliste a donc choisi de terminer ses adieux en chansons. Faisant mine de chercher le bon titre dans sa playlist, il a d’abord diffusé « Débarquez-moi » de Jean-Luc Lahaye, puis le refrain de « C’est bientôt la fin » de Mozart l’opéra rock, et le bout de phrase « Tout est K.O. » de la chanson « Désenchantée » de Mylène Farmer. Pour finir, il s’est mis à chanter lui-même sur « Est-ce que tu viens pour les vacances » de David et Jonathan, en modifiant évidemment les paroles. « Qu’est-ce que tu fais au mois de septembre ? On va devoir changer d’adresse », a-t-il notamment chanté, s’adressant à Matthieu Belliard, ajoutant « Naïfs comme des enfants, on croyait se marrer pendant des ans ».

Bertrand Chameroy, ému de quitter ses collègues, a tenu à remercier celui qui tenait les rênes de cette matinale : « Je souhaite à tout le monde de rencontrer un Mathieu Belliard dans sa vie. C’est précieux. Ce fut court, mais intense, comme le veut l’expression. Grâce à toi, je suis devenu du matin. Parfois la nuit tombe plus tôt que prévu ». Des adieux qui ont touché Matthieu Belliard.

 
  • Verviers: la peur du lendemain

    La Vesdre coule paisiblement. Les débris qui la bordent rappellent le traumatisme vécu une semaine plus tôt.

    Dévastée par la Vesdre, l’ancienne cité lainière pleure ses morts, compte ses sinistrés et se prépare aux crises à venir.

Signé duBus
Signé Stéphane Bern