La France rendra hommage à Belmondo, annonce Roselyne Bachelot

Ce lundi, le cinéma français était en deuil avec la mort de Jean-Paul Belmondo, à l’âge de 88 ans. Mais au-delà de ça, c’est toute la France qui pleure la disparation d’un des monstres sacrés du grand écran. La question se posait alors d’un hommage national rendu à l’acteur. Sur ce point, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot a tenu à être claire. « Bien entendu, un hommage lui sera rendu », déclare-t-elle au micro de RTL. Peu après, l’Elysée a confirmé ces propos en annonçant une cérémonie aux Invalides le jeudi 9 septembre, même si les détails sont encore assez flous pour l’instant.

« Je crois que tous les Français se reconnaîtront dans cet hommage »

Pour la ministre, il est tout à fait justifié d’organiser un tel hommage à celui qui était affectueusement surnommé Bebel. « C'est très rare un artiste qui arrive à réconcilier tous les Français. C'est un homme qui transpirait la sympathie, la bienveillance, l'humour », explique-t-elle. "C'est un immense chagrin, une très grande tristesse" que de le voir disparaître.

Mais quant à la forme que prendrait cet hommage, Roselyne Bachelot demande d’attendre avant de pouvoir en dire plus à ce sujet. « Il est encore trop tôt » pour cela, dit-elle. « Le président de la République en fixera les contours », même si elle précise qu’elle prendrait part à la prise de décision, « quel que soit le format qui sera choisi ». « Tout cela sera bâti avec sa famille […] Il n'est pas question d'imaginer la moindre cérémonie sans que la famille ait donné son accord et y soit associée, on verra cela dans les prochains jours », poursuit-elle. En tout cas, « je crois que tous les Français se reconnaîtront dans cet hommage ».

La perspective d’un hommage national est d’autant plus probable que les premiers échos venant des proches de l’acteur semblent plutôt bons. L’avocat de Jean-Paul Belmondo, Michel Godest, qui a annoncé sa mort et qui est un ami de longue date, a ainsi affirmé que si un tel événement devait être organisé, « toute la France serait derrière Jean-Paul ».