Hommage national à Belmondo: un dispositif exceptionnel mis en place pour le Magnifique

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Belpress

Il restera à jamais le «Magnifique»: la France va rendre jeudi un hommage national à Jean-Paul Belmondo, légende du cinéma dont le décès lundi à 88 ans suscite une immense émotion, à la hauteur de sa popularité.

Cette cérémonie d’hommage, à la fois solennelle et populaire, débutera à 16H30 dans la cour des Invalides par un éloge funèbre du président Macron.

Seront présents la famille de l’acteur, rassemblée autour du cercueil du «patriarche», responsables politiques, sportifs et admirateurs. Près de 1.000 personnes du public pourront assister à l’hommage, munis de leur pass sanitaire.

Pour ceux qui ne pourront pas entrer, des écrans géants seront installés dans la cour des Invalides. Et les Français pourront suivre les éditions spéciales sur les chaînes de télévision.

Les portes des Invalides s’ouvriront ensuite à tous ceux qui veulent se recueillir devant le cercueil, à partir de 19H30.

Un dispositif exceptionnel qui avait déjà été mis en oeuvre après le décès de Jacques Chirac en 2019, permettant à des milliers de personnes de dire adieu à l’ancien président.

Les obsèques de Jean-Paul Belmondo se dérouleront vendredi matin en l’église Saint-Germain-des-Prés dans l’intimité de la famille, selon les consignes de son fils, Paul Belmondo.

L’acteur laisse derrière lui un clan resté proche jusqu’à la fin. Il a eu quatre enfants de deux unions: Patricia (décédée en 1993), Florence (61 ans), Paul (58 ans) et la petite dernière, Stella (18 ans).

Figure de proue de la Nouvelle Vague («A bout de souffle», «Pierrot le fou»), avant de devenir champion du box-office dans des comédies et des films d’action, il a enchanté des générations de Français au fil de quelque 80 films, cinéphiles ou amateurs de cascades spectaculaires.

«Quelqu’un de la famille»

«Un trésor national», avait loué le chef de l’Etat en début de semaine. «Il était celui qui remportait haut la main la palme du public».

Jean-Paul Belmondo est «un copain, quelqu’un de la famille», a résumé auprès de l’AFPTV Laurent Bourdon, auteur de «Définitivement Belmondo».

L’acteur avait disparu du grand écran depuis près de 15 ans, après un AVC qui lui avait laissé des séquelles, mais il était toujours aussi populaire auprès du public grâce à la rediffusion de ses films, et la presse people qui donnait régulièrement de ses nouvelles.

Mercredi soir, près de 4,2 millions de téléspectateurs ont regardé «Le Professionnel» sur France 2. Même succès lundi soir, où plus de six millions et demi de personnes ont regardé l’un de ses films proposés par les chaines.

La mort de Bébel marque la fin d’une époque du cinéma français triomphant, électrisé à la fois par l’audace de la Nouvelle Vague et par des stars attirant sur leur nom des millions de fans en salles.

Belmondo était le dernier des acteurs de la «bande du Conservatoire», des élèves frondeurs du Conservatoire des années 1950 qui ont disparu tour à tour ces quatre dernières années: Jean Rochefort, Claude Rich, Jean-Pierre Marielle, Jean-Pierre Mocky, Guy Bedos.

«Il faudra tous aller aux Invalides parce que c’est là-bas qu’on pensera encore plus fort à lui», a déclaré le délégué général du Festival de Cannes Thierry Frémaux. «Il a enterré tous ses copains, ça l’attristait beaucoup (...) mais là il est parti les rejoindre».