La chambre d’hôtel d’un journaliste de «Quotidien» mitraillée en Afghanistan (vidéo)

Quotidien
Capture d’écran Instagram

Ce 8 septembre, le correspondant de « Quotidien » en Afghanistan, Wilson Fache, a livré un récit qui fait froid dans le dos. Alors qu’il relayait la situation dans le pays, sa chambre d’hôtel a été la cible de plusieurs tirs. Le journaliste dit craindre pour sa sécurité et a dû prendre des précautions. Peu avant l’incident, il avait eu une altercation avec un combattant taliban, comme le fait savoir Yann Barthès dans son émission.

« On s'est pris une rafale de Kalachnikov »

Le 7 septembre, Wilson Fache s’est rendu à une manifestation à Kaboul où des Afghans protestent contre le nouveau pouvoir taliban. Il interroge alors une femme qui se plaint de voir ses droits bafoués. C’est à ce moment-là que des tirs de kalachnikov mettent fin au rassemblement. Le journaliste continue à suivre l’Afghane en question dans les rues de la capitale mais très vite, un combattant taliban intervient. Pour lui, il est inacceptable que Wilson Fache, un homme, discute avec cette manifestante.

Ecarté de la manifestation, le journaliste retourne à l’hôtel, où sont logés d’autres journalistes occidentaux, et découvre que sa chambre a subit des coups de feu. Des impacts très visibles vu que les fenêtres sont brisées. Comme il le fait savoir, des talibans ont visé un journaliste filmant la rue depuis sa chambre d’hôtel. « Apparemment, des talibans ont visé expressément des journalistes », ajoute-il. « Hier, on s'est pris une rafale de Kalachnikov, côté rue, là où je dormais. Maintenant, je dors côté cour. En espérant que ce soit un peu plus sûr », dit-il.

A noter que ces derniers jours, d’autres manifestations ont été dispersées, des vidéos montrant par exemple des combattants talibans frapper des femmes à l’aide de fouets. Les droits des Afghanes se sont également dégradés à plus d’un titre. Des images montrent par exemple qu’à l’université, des rideaux séparent les femmes des hommes au sein d’une même classe. Elles doivent aussi renoncer à la musique et au sport, pour ne pas les exposer selon le discours des talibans. Il est aussi interdit aux femmes de quitter leur domicile sans escorte masculine. De facto, cela empêche certaines à aller travailler.