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C’est officiel: la Suède refuse le prénom «Vladimir Poutine»

L’état civil suédois estime que cela pourrait nuire à l’enfant. Une décision qui pourrait bien se répéter chez nous si des parents voudraient faire de même.

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Début septembre, des parents ont créé la polémique en Suède pour avoir voulu appeler leur bébé « Vladimir Poutine » (ou plutôt « Vladimir Putin », selon l’orthographe suédoise). Monsieur et Madame Hishult, résidents d’un petit village du sud du pays, affirmaient alors à la presse locale qu’ils avaient un faible pour les prénoms qui se démarquaient. Mais le fisc suédois n’a pas été de cet avis et a fini par refuser l’usage du nom du président russe. Un choix parfaitement justifié selon les services administratifs.

Loin d’être un cas unique

Pour l’état civil suédois, « Vladimir Putin » fait bel et bien partie des prénoms « inappropriés ». « Le prénom ne doit pas pouvoir offenser, ni pouvoir entraîner une gêne pour la personne portant le nom, ni pouvoir être considéré comme inapproprié pour une quelconque raison », argumente le fisc à l’AFP. Il est également impossible de considérer que « Vladimir » et « Putin » soient deux prénoms distincts. « L'autorité fiscale décide en l'espèce que la combinaison Vladimir Putin doit être appréciée dans sa totalité », précise un communiqué.

Monsieur et Madame Hishult vont donc devoir se rabattre sur une autre option moins clivante. En théorie, la législation suédoise donne beaucoup de libertés en matière de choix de prénoms, mais elle a déjà dû sévir lorsque les parents font des choix potentiellement nuisibles à la vie de l’enfant. Idem pour ceux qui voudraient changer de nom. Le quotidien Expressen fait ainsi savoir que plus tôt cette année, une jeune Suédoise de 17 ans voulait désormais s’appeler « Blåjeans » (Jeans bleu en suédois). Là aussi, le fisc a refusé.

Ce type de décision n’est pas propre à la Suède. Sa législation est comparable à celle de nombreux pays européens sur ce sujet. En Belgique et en France, il n’y a par exemple plus aujourd’hui de véritables restrictions, mais là aussi il est interdit d’opter pour des prénoms pouvant causer préjudice à l'enfant ou à un tiers. Il y a peu de chances donc que quelqu’un s’appelle Vladimir Poutine chez nous. Ces dernières années, Bruxelles a dû refuser certains prénoms comme Sept ou Génie. Mons a fait de même avec Fleur Deschamps. Certains parents ont même tenté Vagina ou encore Clitorine. Ils ont essayé un refus.

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