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L’Ukraine est-elle obligée d’organiser l’Eurovision l’année prochaine?

Le pays vainqueur de l’Eurovision se voit attribuer l’organisation de l’édition suivante du concours. Mais est-ce une règle obligatoire ? L’Ukraine sera-t-elle capable d’accueillir la compétition sur ses terres l’année prochaine ?

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Dès l’annonce de la victoire de l’Ukraine en finale de l’Eurovision samedi soir, le président Volodymyr Zelensky a souligné la performance de son pays lors du concours.

« Notre courage impressionne le monde, notre musique conquiert l’Europe », a commenté Zelensky, fier du groupe Kalush Orchestra et de son titre « Stefania ». « Je suis sûr que notre choeur victorieux dans la bataille contre l’ennemi n’est pas loin », a-t-il ajouté, promettant d’organiser « un jour » l’Eurovision dans une Marioupol « libre, pacifique et reconstruite ».

En effet, comme le veut la tradition, le pays vainqueur du concours européen de la chanson accueille l’Eurovision sur ses terres l’année suivante. Mais l’Ukraine, détruite en partie par la guerre, sera-t-elle capable de l’organiser en 2023 ? Rien n’est moins sûr.

Coutume, mais pas obligation

Cependant, cette tradition n’est pas une règle contraignante.

Au Parisien, Benoît Blaszczyk, grand spécialiste de la compétition européenne, a en effet rappelé que « remporter la compétition donne simplement la priorité à l’organisation de l’année suivante. Il n’y a aucune obligation d’accueillir le concours lorsque vous êtes victorieux ».

L’organisation de l’Eurovision, l’Union Européenne de Radiotélévision (UER) a tout de même remis le dossier d’accueil du concours à la cheffe de la délégation ukrainienne dimanche, comme prévu dans le protocole, mais le superviseur exécutif, Martin Österdahl, a reprécisé, selon 20Minutes, qu’il devait y avoir un dialogue avec le pays vainqueur et le diffuseur éventuel. « Nous suivons le même processus tous les ans. Il y a différentes échéances. C’est un projet sur un cycle d’une année. Nous avons besoin d’un certain nombre de garanties et d’assurances », a énoncé le Suédois. « Évidemment, l’accueil de la compétition de l’an prochain implique des défis inédits », a-t-il ajouté.

L’UER prévoit d’ailleurs dans son règlement que l’organisation de l’Eurovision puisse être prise en charge par un autre pays que l’État vainqueur, en cas de refus de ce dernier. Cela est d’ailleurs déjà arrivé à plusieurs reprises dans l’histoire, lorsque le pays gagnant était dans l’incapacité financière d’assumer le concours. C’est ainsi que le Royaume-Uni a accueilli l’Eurovision en 1960, 1963, 1972 et 1974 (à la place des Pays-Bas, de la France, de Monaco et du Luxembourg), et les Pays-Bas en 1980, lorsqu’Israël s’est désisté.

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