Qui est Hunter Moore, «l’homme le plus détesté d’Internet», selon un documentaire sur Netflix?
La plateforme de streaming vient de mettre en ligne une série documentaire glaçante sur les faits d’armes terrifiants de Hunter Moore, véritablement l’homme le plus détesté d’internet.

Les fans de documentaires ont désormais leur nouvelle série à se mettre sous la dent. Après « Don’t F**k with Cats » ou encore « L’arnaqueur de Tinder », Netflix vient de lancer la diffusion du documentaire « L’homme le plus détesté d’internet ». Le documentaire retrace le parcours de Hunter Moore.
L’homme a « gagné » son statut d’« homme le plus détesté d’internet » en ayant créé il y a dix ans, un site de revenge porn. La pratique consiste à diffuser sur internet des images ou des vidéos à caractère sexuel sans que l’autre personne soit au courant. Hunter Moore a créé la plateforme IsAnyoneUp.com. Il aura fallu deux ans aux autorités pour fermer le site, deux longues années qui ont fait des milliers de victimes.
Le site devenu le rendez-vous des internautes malintentionnés
Dans un portrait pour Rolling Stones, il expliquait comment lui était venue « l’idée ». « Au départ, je faisais l’amour avec une fille qui était fiancée à un type d’un groupe moyennement connu, et tous mes amis voulaient la voir nue parce qu’elle était si mignonne », déclarait-il. Rapidement, la photo a été vue plus de 14.000 fois. Il a alors cherché à développer le concept mais aussi à le monétiser.
Tout le monde peut y poster les photos intimes de leurs anciennes partenaires (essentiellement des femmes), prises à leur insu. Peu à peu, tout le monde peut devenir la cible de ces actes, aujourd’hui condamnés par la loi. Les femmes sont les premières visées par ces « revenge porn », après une dispute, une tromperie ou une séparation. Pendant ce temps, Hunter Moore y voit, lui, une visée pédagogique à son « projet » : « Les gens pensent que je suis complètement diabolique et que ce que je fais est totalement immoral, mais en fin de compte, j’ai l’impression d’éduquer les gens sur la technologie », déclarait-il à la BBC. Grâce à son site, l’homme rassemble des sommes importantes. Pas moins de 20.000 dollars de revenus publicitaires par mois.
Un site devenu arme de vengeance
Au-delà de la diffusion des photos intimes, les utilisateurs du site n’hésitent pas à dévoiler les informations privées de leur victime. Les femmes exposées deviennaient alors les victimes de véritables campagnes de harcèlement et de menaces. Hunter Moore a longtemps su éviter les poursuites en assurant aux autorités que l’hébergeur du site n’était pas responsable du contenu. Encore aujourd’hui, il se dédouane entièrement de sa responsabilité et écrivait sur Twitter en avril dernier : « Pourquoi me blâmer moi, plutôt que le partenaire en qui vous aviez confiance ? »
La chute
Finalement, le mouvement des Anonymous a lancé une campagne contre lui en divulguant ses données personnelles. Hunter Moore décide en 2012 de revendre son site à un organisme de lutte contre le harcèlement, Bullyville. En 2014, il est arrêté par le FBI après avoir échangé avec un hacker pour obtenir des photos intimes. Il a été condamné à deux ans et six mois de prison. Libéré, Hunter Moore a écrit un livre pour partager sa version des faits, «







