Les funérailles de l’ancien roi de Grèce Constantin II se précisent
L’ancien roi Constantin II, déchu en 1974 avec le rétablissement de la République, est mort mardi dans un hôpital d’Athènes où il avait été admis la semaine dernière après une attaque cérébrale.

Les funérailles de l’ancien roi de Grèce Constantin II, mort à l’âge de 82 ans, se dérouleront de manière « privée », ont annoncé mercredi les services du Premier ministre alors que le décès de ce souverain controversé suscitait une large indifférence dans son pays.
Constantin, cousin du souverain britannique Charles III, sera inhumé « près de ses ancêtres » à l’ancienne résidence royale à Tatoï, au nord d’Athènes, a ajouté le service de presse de Kyriakos Mitsotakis.
La date des funérailles et le nom de l’église orthodoxe où elles seront célébrées sera annoncé ultérieurement « en concertation entre le gouvernement et sa famille », selon un communiqué publié à l’issue d’une réunion interministérielle.
L’ancien roi Constantin II, déchu en 1974 avec le rétablissement de la République, est mort mardi dans un hôpital d’Athènes où il avait été admis la semaine dernière après une attaque cérébrale.
Évoquant sa « profonde tristesse », sa famille a confirmé mercredi matin la mort du « roi Constantin, époux, père et frère bien-aimé ».
Le gouvernement conservateur grec sera représenté à l’enterrement uniquement par la ministre de la Culture, Lina Mendoni.
Descendant de la famille royale de Schleswig-Holstein-Glücksburg, Constantin, qui a passé plusieurs décénnies en exil à Londres, était une figure contestée, de nombreux Grecs ne lui pardonnant pas son rôle lors de la dictature des colonels (1967-1974).
L’annonce de son décès a d’ailleurs laissé largement indifférente la population d’une Grèce républicaine à une écrasante majorité.
Tout en adressant ses « condoléances sincères » à la famille de Constantin II, Kyriakos Mitsotakis a souligné que sa mort « marque désormais l’épilogue formel (…) d’un chapitre qui s’est définitivement clos avec le référendum de 1974 ».
La monarchie en Grèce a été abolie par référendum en 1974 qui, avec une majorité de 70 %, a déchu officiellement Constantin II et mis fin à la dynastie danoise instaurée en 1863 par son arrière grand-père, Georges I.
Constantin II, ancien médaillé olympique de voile, était le cousin du souverain britannique Charles III et le parrain de son fils William. Il était aussi frère de Sofia, la mère du roi Felipe VI d’Espagne.
Né à Athènes le 2 juin 1940, il s’était marié à Anne-Marie, soeur de la reine Margareth II du Danemark, et laisse cinq enfants.
Il avait accédé au trône à l’âge de 23 ans en 1964, l’une des périodes les plus agitées de l’histoire contemporaine grecque, marquée par de profondes divisions politiques et surtout le coup d’Etat des colonels.
Critiqué pour ne pas avoir alors empêché l’accession au pouvoir de la junte, il avait quitté la Grèce en 1968 et vécu quarante ans à Londres, avant de rentrer dans son pays en 2013 continuant à se dénommer « roi ».
« Le parcours mouvementé de l’ancien roi Constantin a été marqué et jalonné de moments turbulents dans l’histoire contemporaine du pays », a indiqué Kyriakos Mitsotakis.
« L’histoire a maintenant la parole. Elle jugera équitablement et sévèrement le Constantin de la vie publique », a-t-il ajouté.
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