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Affaire Pierre Palmade: qu’est-ce que la «dashcam» utilisée dans l’enquête?

Suite à l’accident de voiture dramatique provoqué par Pierre Palmade, les images enregistrées par une « dashcam » ont permis de faire avancer l’enquête.

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Le 10 février dernier, Pierre Palmade a provoqué un grave accident sur une départementale de Seine-et-Marne. Rapidement après les faits, la police a su que deux individus d’une vingtaine d’années avaient pris la fuite, depuis le véhicule de Pierre Palmade. Cette découverte a été faite grâce à une « dashcam », une vidéo embarquée dans le véhicule qui passait non loin. Le couple d’automobilistes s’était rendu le dimanche 12 février à la police, pour apporter les enregistrements.

La dashcam peut s’avérer être un précieux outil en voiture en cas d’accident. La caméra filme depuis l’intérieur de l’habitacle ce qu’il se passe devant et parfois derrière le véhicule ou même l’habitacle en lui-même. Elle permet bien souvent de régler un conflit, en cas d’accident ou bien, comme dans l’affaire Pierre Palmade, de servir de preuve.

Un dispositif légal

L’utilisation d’une « dashcam » est autorisée pour tout le monde. Elle peut-être installée autant dans les voitures, que les camions ou sur les vélos. Les motards s’en servent aussi beaucoup, tout comme les chauffeurs de taxi pour s’assurer des preuves en cas de problème – ils doivent cependant en informer leurs clients. Son utilisation est plus ou moins fréquente dans certains pays, comme en Russie ou aux États-Unis.

La caméra doit seulement être positionnée d’une certaine façon, sans qu’elle ne gêne pas la visibilité pour le conducteur. Elle est généralement installée derrière le rétroviseur intérieur. Les enregistrements sont bien souvent stockés sur une carte SD.

À lire aussi  : Pierre Palmade: les zones d’ombre de l’enquête

En Belgique, il existe un flou législatif. En effet, filmer la voie publique impacte la protection de la vie privée. Cependant, l’autorité de protection des données a examiné la question et estimé qu’il fallait faire la distinction entre une utilisation récréative de la dashcam, et une utilisation dans un souci de protection de soi, pour disposer de preuve. Il n’est pas rare de voir sur les réseaux sociaux, des images d’accidents ou de conflits sur la route, filmées par ces fameuses dashcam. Cependant, si les images deviennent publiques, elles doivent respecter la loi sur la vie privée. Coyote précise : « Le propriétaire de la dashcam est considéré comme responsable du traitement futur des images enregistrées ».

Une ligne à respecter

Ces dernières années, les ventes augmentent. En Belgique et en France, l’utilisation judiciaire des images est possible. C’est ce qui va se passer avec celles filmées lors de l’accident du vendredi 10 février. Elles peuvent être considérées comme des images de vidéosurveillance.

Attention cependant, la loi n’est pas partout pareille. BFMTV rapporte les propos de Pascal Chevalier, responsable commercial chez Nextbase : « À l’exclusion du Luxembourg et de l’Autriche (vente et achat possibles mais usage interdit), les dashcams sont autorisées partout en Europe ».

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