Accueil Actu Soirmag

Patrick Poivre d’Arvor de nouveau interrogé dans l’enquête pour viols et agressions sexuelles

L’ex-présentateur français du JT de TF1, Patrick Poivre d’Arvor, dit PPDA, a de nouveau été interrogé par les enquêteurs dans l’enquête préliminaire le visant pour viols et agressions sexuelles.

Temps de lecture: 3 min

Connu sous le nom de PPDA, le journaliste français a été entendu mercredi 8 mars à Nanterre dans l’enquête préliminaire pour viols et agressions sexuelles le visant, dans laquelle 19 femmes ont témoigné, indique le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine). Le 12 juillet dernier, le septuagénaire avait déjà été auditionné, mais de nouveaux témoignages ont incité les enquêteurs à l’entendre une nouvelle fois.

L’ancien présentateur vedette de TF1, qui conteste fermement les nombreuses accusations, a été interrogé deux fois début mars par les enquêteurs de Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) : les 2 et 8 mars, a précisé le parquet de Nanterre. « M. Poivre d’Arvor s’est exprimé devant les enquêteurs et réserve sa parole à la justice », a indiqué son avocate Me Jacqueline Laffont. Après ces trois auditions, l’enquête touche désormais à sa fin et le parquet doit prochainement décider des suites à donner aux investigations.

À lire aussi : Florence Porcel maintient ses accusations contre PPDA : « Il m’a traumatisée, il m’a bousillée » (vidéo)

Depuis le début de cette enquête lancée en décembre 2021, 19 femmes ont été entendues, dont 10 ont porté plainte, selon le décompte du parquet. Outre cette procédure, PPDA a fait l’objet d’une autre enquête préliminaire, classée, et est toujours visé par une information judiciaire à Nanterre.

Des investigations sur les faits prescrits

De son côté, PPDA a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse contre une dizaine de plaignantes. La première enquête préliminaire le visant avait été ouverte après la plainte de Florence Porcel. Cette dernière accuse Patrick Poivre d’Arvor de l’avoir forcée à un rapport sexuel en 2004 et à une fellation en 2009.

Vingt-deux autres femmes avaient ensuite témoigné pour viols, agressions sexuelles et/ou harcèlement sexuel. En juin 2021, les investigations avaient été classées sans suite, majoritairement car les faits dénoncés étaient prescrits. Florence Porcel avait alors à nouveau porté plainte, cette fois-ci avec constitution de partie civile, pour obtenir l’ouverture d’une nouvelle enquête confiée à des juges d’instruction.

Cette information judiciaire est encore en cours, à Nanterre, et a fait l’objet d’une décision rare de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles (Yvelines). En effet, fin juin, la cour d’appel a étendu le champ de ces investigations aux faits apparaissant prescrits, en rappelant que l’abandon des poursuites n’était pas inéluctable et que le point de départ de la période pendant laquelle la justice peut enquêter pouvait, dans certains cas, être reporté. C’est notamment le cas si les enquêteurs déterminent que les faits incriminés se sont répétés et constituent une série.

Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.

L'actu en vidéo

 
Sur le même sujet

Aussi en Société

Voir plus d'articles

À la Une