Serge Jonckers revient sur ses 32 ans de carrière: «Je suis un enfant de RTL»
Une émission spéciale consacrée à Serge Jonckers sera diffusée ce vendredi sur Bel RTL. Pour l’occasion, l’animateur a confié au Soir mag quelques souvenirs.

Ce vendredi 13 octobre, entre 9h et 11h, Bel RTL consacre une émission spéciale à Serge Jonckers. L’un des animateurs phares de la radio prend sa retraite et reviendra avec Sandrine Dans sur les moments forts de sa carrière.
Vous êtes chez RTL depuis 1991, vous avez eu l’occasion d’interviewer les plus grandes stars de la musique. Quelle est la rencontre qui vous a la plus marquée ?
Il y en a beaucoup ! C’est toujours difficile de faire un choix parce qu’au fil des années il y a des liens qui se nouent, des artistes qu’on apprend à connaître de mieux en mieux comme Florent Pagny ou Pascal Obispo. Mais quelqu’un qui est vraiment impressionnant, qui a écrit la bande originale de nos vies finalement, en tout cas pour ma génération, c’est Paul McCartney. Il a écrit des dizaines de chansons qui ont fait le tour du monde, qui ont marqué des générations, qui ont marqué nos vies. Quand on se retrouve devant lui, c’est un grand moment. McCartney a suscité beaucoup de vocations, il a donné envie aux gens de faire de la musique.
Est-ce qu’il y a une personnalité que vous auriez aimé avoir en interview ?
Bob Dylan, évidemment. Comme a dit un jour Springsteen : « Elvis Presley a libéré nos corps tandis que Bob Dylan a libéré nos esprits. » C’est une icône incroyable, une carrière hors norme. C’est une référence pour tout le monde. Ça aurait été un grand moment, même s’il n’avait pas une réputation de quelqu’un de facile. C’est quand même un sacré personnage.
Après 32 ans chez RTL, quel est votre plus beau souvenir ?
Il y en a trop. Mais je garde un très bon souvenir d’une opération à Forest National en 2008 avec Pascal Obispo. Il y avait enregistré son album « Les fleurs du bien », et on avait décidé avec lui de projeter le DVD (pendant l’événement, Ndlr) dans la salle où il l’avait enregistré. Donc j’avais demandé à Pascal de venir et de préparer une petite surprise aux spectateurs qui étaient là. Ils étaient quand même plus de quatre mille, ce qui était absolument incroyable. Et Pascal Obispo a dit : « Je vais faire tout un concert. » Nous, on ne l’annonce pas, on ne dit rien. Résultat des courses : c’est une soirée qui s’est prolongée jusqu’à minuit. Le directeur de Forest National de l’époque menaçait même de couper l’électricité.
Tout ça était en direct à la radio, on est passé en direct au JT. On a fait plein de capsules. C’était une très belle opération qui a nécessité quelques mois de préparation, donc ce n’était pas évident. Mais ça reste un très beau souvenir. Le matin de l’événement, à 10h, il y avait déjà des files invraisemblables devant Forest National. Les gens voulaient absolument participer à cet événement.
Si vous deviez choisir un album, votre préféré, lequel choisiriez-vous ?
Ça, c’est difficile ! En chanson française par exemple, le dernier album de Jacques Brel, « Le ciel bleu », est absolument incroyable. En anglo-saxon, il y en a tellement. Moi j’ai grandi dans le rock donc soit un album d’Hendrix, soit le premier album de Led Zeppelin. Celui-là m’a ouvert des horizons, il m’a donné envie de faire un peu de musique et m’a fait découvrir le fonctionnement de la musique.
Vous parlez de Paul McCartney qui a inspiré de nombreuses personnes. Est-ce qu’une personne en particulier vous a inspirée dans votre travail ?
Je suis un enfant des radios « off-shore », des radios pirates et de RTL. Moi j’écoutais RTL à la maison, le soir. J’ai suivi les débuts de Georges Lang. Ça, c’est ce qui a bercé mon adolescence. Et quelque part, je me suis toujours dit que c’était quelque chose que j’aimerais faire. Les circonstances de la vie ont fait que j’écoutais beaucoup de musique. Ma mère était musicienne, donc il y a toujours eu de la musique à la maison. Du classique, du jazz, etc. C’est pour ça que je me suis mis un peu à la musique. Puis j’ai fait des études d’enseignant. Et tout en étant enseignant, je continuais à écouter la radio. Au début des radios libres, je faisais des émissions, par passion. Puis les radios privées sont arrivées et RTL aussi. Je n’ai pas fait de la radio depuis le début, mais j’ai commencé en dilettante en 1979.
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Maintenant que vous partez à la retraite, qu’allez-vous faire ? À part écouter Paul McCartney…
(Rire) Je prends ma retraite mais je continuerai de temps à autre à collaborer avec RTL. On doit encore en discuter. Je ne me sens pas diminuer ou au bout du rouleau. J’ai encore envie de faire certaines choses. Après tout ce temps et ces rencontres, c’est normal. J’ai toujours été chez RTL, je suis un enfant de RTL quelque part. Donc ça me permettra de garder un lien social et professionnel.
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