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Cinq choses à savoir sur le discours du trône de Charles III prévu ce mardi

Pour la première fois depuis son accession au trône, Charles III ouvrira les sessions parlementaires britanniques.

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Voici cinq choses à savoir sur le discours du trône, qui ouvre les sessions parlementaires britanniques et que prononce mardi Charles III pour la première fois en tant que souverain.

Discours du roi… ou plutôt du gouvernement

Ce rituel de la vie parlementaire britannique est ainsi appelé parce que c’est le souverain qui le prononce. Ce n’est cependant pas lui qui l’écrit, mais le gouvernement qui expose ainsi ses priorités pour l’année à venir. Habituellement assez vague, il est particulièrement suivi cette année car il donnera les grandes lignes de la politique du Premier ministre Rishi Sunak à l’approche des législatives prévues l’année prochaine.

Quel sera son contenu ?

Le discours, qui dure 10 minutes, doit notamment contenir des mesures pour renforcer les peines imposées aux auteurs de crimes les plus graves comme les meurtres ou les viols, selon le gouvernement. Sont également attendus des projets visant à bannir les cigarettes en relevant progressivement l’âge minimum pour les acheter, ou pour octroyer des nouvelles licences de production de pétrole et gaz en mer du Nord, malgré l’opposition des écologistes.

Premier discours d’un roi en 72 ans

Après le règne record d’Elizabeth II, c’est la première fois qu’il s’agira d’un « discours du roi » (« King’s Speech » en anglais) et non de la reine (« Queen’s speech »). Le dernier remonte à 1951 sous George VI.

Charles s’était cependant prêté à l’exercice en mai 2022. Alors en tant qu’héritier, il avait prononcé le discours du trône en remplacement d’Elizabeth II, souffrante. Il s’était cependant assis sur le trône du consort dans la chambre des Lords, à côté de celui de la souveraine, laissé vide.

Pompe et traditions

Le discours suit un rituel immuable. Avant l’arrivée du monarque au palais de Westminster, les « Yeomen of the Guard », plus ancien corps militaire de l’armée britannique, en fouillent les caves à la recherche d’explosifs, pour commémorer le « complot des poudres » de 1605. Des catholiques avaient alors voulu faire sauter le Parlement où le roi protestant Jacques Ier était venu prononcer ce discours.

À l’arrivée du cortège, le roi, coiffé de la couronne impériale d’apparat, prend place dans la Chambre des Lords. Pendant ce temps, un député est symboliquement « retenu en otage » au palais de Buckingham, pour assurer « le retour sain et sauf du roi ».

Le gentilhomme huissier de la verge noire (« Black Rod ») s’en va alors mander les députés de la Chambre des Communes, où on lui ferme symboliquement la porte au nez, un signe d’indépendance vis-à-vis de la monarchie. Elle lui est finalement ouverte pour permettre le passage des élus.

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Vote symbolique

Environ trois heures après le discours, les députés se réunissent dans la Chambre des Communes pour entamer six jours de débats sur les mesures annoncées. Le dernier jour, ils tiennent un vote symbolique sur l’ensemble. Le gouvernement étant issu de la majorité parlementaire, le dernier Premier ministre à avoir perdu ce vote est Stanley Baldwin en 1924.

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