Nature contre agriculture
L’édito de Benoît Franchimont.
Après une semaine de mobilisation souvent dure, les agriculteurs sont rentrés dans leurs fermes avec peu de résultats. Beaucoup de promesses, mais peu d’actes concrets encore.
On a compris que l’enjeu majeur, la raison essentielle de leur colère justifiée, est leur revenu famélique. La marge que nos agriculteurs perçoivent sur leurs productions est trop basse parce que le système agro-industriel actuel les presse, tout comme le libéralisme à outrance prôné par l’Union européenne. L’UE favorise les concurrents de nos fermiers au travers d’accords de libre-échange. On va geler le Mercosur, parfait, mais fin 2023, qui s’est levé contre l’accord passé avec la Nouvelle-Zélande, qui autorise l’importation sans droits de douane de 10.000 tonnes de bœuf, 38.000 tonnes de mouton, 15.000 tonnes de beurre ou 15.000 tonnes de lait? On marche sur la tête, comme disent nos fermiers en retournant les panneaux routiers.










