Blanche-Neige enterrée sous la Bourse de Bruxelles?
Une princesse allemande du 16e siècle reposerait sous le monument bruxellois.

Selon une séquence diffusée sur la VRT lundi 5 février, le corps d’une princesse allemande, Margaretha Von Waldeck, serait enterré sous la Bourse de Bruxelles. Cette princesse a vécu au 16e siècle et aurait inspiré les frères Grimm pour écrire le conte de Blanche-Neige.
Interrogé par la RTBF, Roel Jacob, spécialiste de l’histoire de Bruxelles, explique : « C’est un chercheur allemand qui s’est penché sur cette histoire et après lui une Américaine qui a continué sur sa lancée pour amener un argumentaire quand même assez intéressant. (…) Margaretha Von Waldeck est la fille d’un prince protestant, nous sommes après la bataille de Mühlberg où les Protestants ont été battus et le Duc de Hesse a été emprisonné. Le père de la princesse est un vassal du Duc de Hesse et on présume que c’était peut-être pour une opération de charme qu’il a envoyé sa très belle fille à la cour de Marie de Hongrie, la sœur de Charles Quint, qui gouvernait la Belgique à l’époque. »
Si ces faits historiques sont indiscutables, il n’est pas avéré que les frères Grimm s’en soient inspirés pour leur œuvre. Roek Jacob ajoute : « Ce qu’on sait, parce qu’ils le disent eux-mêmes, c’est que les frères Grimm, quand ils ont créé ce conte, se sont basés sur une tradition orale qui existait dans cette partie de la Hesse. Le chercheur allemand a commencé à s’intéresser à l’histoire de cette fille et a été frappé par le nombre de parallélismes entre la vie de cette fille et d’autres éléments dans la région et le conte tel que nous le connaissons maintenant. »
À lire aussi : Le blocus des fermiers
Il semblerait que la dépouille de la princesse se trouve donc sous la Bourse de Bruxelles, mais rien n’est sûr. Une équipe d’archéologues fait actuellement des recherches. Mais plusieurs milliers de corps ont été enterrés à cet endroit dans l’histoire, il est donc peu probable de retrouver celui de la princesse.
Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.








