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L’animatrice Muriel Cousin qui accuse le psychanalyste Gérard Miller d’agression sexuelle témoigne

Plusieurs femmes ont accusé le psychanalyste d’agressions sexuelles alors qu’elles étaient sous hypnose.

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Plusieurs femmes accusent le psychanalyste et réalisateur Gérard Miller d’agressions sexuelles et d’un viol, notamment lors de séances d’hypnose dont certaines très anciennes, dans une enquête publiée mercredi sur le site du magazine Elle, ce que conteste l’intéressé.

Le magazine rapporte le récit de la journaliste et metteure en scène Muriel Cousin, qui affirme avoir subi des attouchements lors d’une séance d’hypnose en 1990, alors qu’elle avait 23 ans. Il ne lui était alors pas « venu à l’esprit de porter plainte » car «  à l’époque, ça ne se faisait pas ». À l’heure actuelle, 41 femmes ont témoigné et 18 d’entre elles accusent le psychanalyste d’agression sexuelle ou de viol entre 1993 et 2020.

Dans « C l’hebdo », Muriel Robin a tenu à témoigner de nouveau. Elle se souvient avoir rencontré Gérard Miller à la fin de ses études. Le psychanalyste était en recherche de cobaye pour réaliser un article sur l’hypnose. Muriel Robin se souvient de « l’aura » de Gérard Miller : « Je me suis dit : c’est super. Et puis, on ne se doute pas, enfin il a une telle aura, c’est un intellectuel. Et en particulier un psychanalyste, il est censé soigner les âmes blessées, les âmes qui ont eu des traumatismes ».

Après le début de la séance, le psychanalyste aurait agressé sa victime : « Je me suis allongée par terre, il s’est mis à côté de moi, et il a commencé à me toucher les seins, à mettre sa main dans mon pantalon, sur mon sexe. J’ai eu un instinct de fuite, et je suis partie », explique Muriel Cousin.

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Elle explique le choc après ce comportement de la part de Gérard Miller mais aussi la sidération et la difficulté à comprendre ce qu’il s’était passé : « J’étais super mal, j’étais anéantie. Je ne comprenais pas. Je me demandais si ça faisait partie du processus de thérapie. On se sent idiot quand on est agressée. Je l’ai recroisé après, il a fait comme si de rien n’était. Au bout d’un moment je me suis dit peut-être que je suis une mytho. J’avais peut-être interprété à outrance quelque chose qui n’était pas si grave ». Ce sont finalement les autres témoignages qui ont permis à la journaliste de prendre la parole à son tour.

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