Kendji Girac: le procureur dévoile de nouveaux éléments troublants
Kendji Girac aurait expliqué ses motivations et son récit de la soirée aux enquêteurs.

Depuis lundi matin, c’est toute la francophonie qui s’inquiète de ce qui est arrivé à Kendji Girac. Le chanteur a été blessé par balle dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 avril. Face à l’intérêt du public mais aussi le flou sur autour de certains éléments, le procureur de Mont-de-Marsan a décidé de tenir une conférence de presse ce jeudi 25 avril. Règlement de compte ou accident, plusieurs pistes étaient encore envisagées jusqu’à maintenant.
Les policiers semblaient privilégier la piste de l’« acte individuel, sans l’intervention d’un tiers ». Kendji Girac a maintenu à plusieurs occasions aux enquêteurs que le tir était accidentel, notamment lors de son audition libre le mercredi 24 avril qui a duré trois heures.
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Lors de sa conférence de presse, le procureur a cependant donné des éléments nouveaux concernant l’enquête. Tout à bord, il a indiqué que le père de Kendji Girac a tout de suite participé à la recherche pour retrouver l’arme. C’est notamment lui qui a retrouvé l’arme « à une dizaine de mètres de la caravane » de Kendji Girac, « dans un roncier ». Face à l’absence de chargeur, le père est allé le retrouver « dans une caravane », avec « un étuis percuté ».
L’arme est un Pistolet Remington 1911, un modèle « répandu mais moins utilisé » aujourd’hui. Il est certes en mauvais état mais « en parfait état de fonctionnement ».
Selon les recherches balistiques, la thèse de l’accident « est peu probable » à cause de la fabrication de l’arme. Le procureur ajoute que « trop de tiers » l’ont « eu en mains après les faits », il « ne sera pas possible de savoir qui l’a manipulée ».
Une « impulsion » pour « faire peur à sa femme »
Finalement, le procureur évoque l’explication de Kendji Girac. Ce dernier aurait « simulé un suicide » pour « faire peur à sa femme » après une dispute. Le chanteur aurait également expliqué qu’il regrette « fortement » son geste. Il a également précisé que l’arme n’a pas été achetée sur une brocante mais à un « gars » qui est passé sur le camp le 18 avril.
« L’accident est une option qui revient dans la bouche des personnes présentes » le soir du tir explique le procureur mais l’option est « sujette à caution ». Selon ce dernier, il s’agit surtout d’une thèse défendue par les personnes proches du chanteur dans une « volonté manifeste de dissimuler le déroulement des faits ».









