Les Diables et le diable
L’édito de Benoît Franchimont.
On l’a souvent dit : rien de mieux que de belles performances de nos Diables rouges pour voir ressortir les drapeaux tricolores dans les rues et la communion en trois langues de tous les Belges, unis dans un même destin. À voir comment cela va finalement tourner à l’Euro en Allemagne. Croisons les doigts ! Plus près de nous, un autre personnage emblématique se démène pour rassembler une majorité de Belges, dont il se voit devenir le Premier. Nous saurons ce mercredi si le Roi confirme la mission de Bart De Wever, voire s’il le nomme déjà formateur, un pas de plus vers une arrivée du roi de Flandre au 16, rue de la Loi, avec un bureau dont les fenêtres donnent droit sur le Palais royal. On se pince pour y croire. Bart Premier à la tribune d’honneur du 21 juillet, entonnant la Brabançonne, main sur le cœur, lui qui est à la tête d’un parti nationaliste flamand, jusqu’il y a peu franchement indépendantiste. Le leader anversois est devenu plus fréquentable depuis qu’il a terrassé l’extrême droite. Mais quel est son vrai projet ?










